Liberté sur paroles tome 3

micro2Glané dans la presse, la tévision et les seaux sociaux.

 

 

« Les Belges sont à part, ils se prennent sûrement moins au sérieux. On s’est beaucoup foutu de ma gueule et, du coup, j’en ai rajouté. L’humour, c’est important. Mais j’avoue que je suis quelqu’un de perturbant. Comme Donald Trump. J’ai commencé à le suivre deux ans avant son élection. Tous mes amis, même les Russes, me disaient : « C’est un clown. » Je leur répondais : « Il peut défaire sa cravate et passer un deal avec Poutine. » C’est ça dont l’Amérique a besoin ! Les acteurs hollywoodiens sont des naïfs. Ils voyagent en jet privé et de foutent des gens qui bossent dans le Midwest. Trump est un bosseur. Une bête. Un Depardieu sans alcool et sans cigarettes. J’ai juste peur qu’il se fasse assassiner. »

Jean-Claude Van Damme Paris Match, 10 août 2017

 

« Ripley, c’était pour moi, parce que je suis acteur, pas un comédien. Comédien, c’est une vocation, tu vas à l’école, tu apprends le théâtre, machin. Acteur, c’est un accident. Depardieu est un acteur. Jean-Paul (Belmondo) est un comédien extraordinaire, il a voulu faire ce métier dès le plus jeune âge, l’a appris, a travaillé au conservatoire. Moi, je suis fils de charcutier . Même si mon père était aussi directeur du Regina, le cinéma de Bourg-la-Reine, l’idée de ce métier ne m’avait pas effleuré jusqu’à ce que je tombe dessus. Je suis un acteur parce que j’étais un accident là-dedans. »

Alain Delon, Vanity Fair, août 2017

 

« C’est devenu très compliqué de faire des comédies qui ne sont ni lisses ni tendres. Dès que tu t’y essaies, tu te retrouves avec des gens qui se disent scandalisés. » Quentin

« Qu’on te dise qu’une vanne est foirée, d’accord. Mais quand on voit qu’une blague sur un torero mort (faite à l’antenne de France Inter par le chroniqueur Frédéric Fromet, ndlr) suscite des milliers de plaintes, y’a un problème. Faire de l’humour noir devient impossible. » Eric

Eric & Quentin évoquant l’échec de Bad BuzzTechnikart, été 2017

« Je suis pourtant bien plus banal et ennuyeux dans la vraie vie ! Je n’ai rien d’extraordinaire : je suis né dans le New Jersey, j’ai été élevé en Californier et initié très jeune au théâtre. D’ailleurs, je prends autant de plaisir quand j’interprète Clarence Darrow, l’avocat des droits civiques, seul en scène à Broadway comme je l’ai fait le mois dernier. Et j’ai la chance qu’on me propose aussi des comédies. »

Kevin SpaceyLe Journal du dimanche, 15 juillet 2017

 

« Le prix d’interprétation et la Palme d’or ont été comme une sorte de label. Je n’ai jamais eu à batailler, à me plier au jeu de la séduction. Passer de « Rosetta » au « Pacte des loups », c’était par pur plaisir. Je me suis dit que j’aurai toute ma vie pour combler cet espace dans ma filmographie. »

Emilie Dequenne (à l’affiche des « Hommes du feu », de Pierre Jolivet- Paris Match, 7 juillet 2017

« Il faut trouver le juste milieu entre l’importance et la futilité du travail. Je ne veux pas minimiser l’aspect essentiel de l’art, mais c’est la vie qui doit rentrer dans l’art. Michel Simon racontait que si un réalisateur était chez lui et ne s’intéressait pas son chat, il ne voulait pas travailler avec lui. Il faut qu’un film soit aussi une célébration de la vie. »

Louis GarrelStudio Ciné Live – juillet 2017

 

« Aujourd’hui ce qui pourrait sauver Fellini ou Antonioni, c’est Netflix. Je le pense vraiment. Le cinéma doit aller chercher de l’argent ailleurs que dans les structures actuelles. Il ne peut plus se permettre de se prendre pour une star. Certes, la contrainte alimente la force de l’imagination. En France, le manque de moyens oblige à tourner des films de télévision déguisés en film de cinéma. Nous n’avons pas le choix, il faut chnager. La chronologie des médias est démodée. »

Claude LelouchLe Journal du dimanche, 25 juin 2017

« Moi, j’admire Louis Jouvet. Ce qui m’épate, chez ce mec, c’est qu’il a une façon très personnelle de jouer, pas naturaliste du tout, et il a une telle personnalité qu’il m’emmène chaque fois. Je crois toujours à ses personnages. Il y a une vérité chez lui. »

Jean-Pierre Bacri, L’Obs, 15 juin 2017

 

« Enfant, les histoires que l’on vous raconte sont des contes de fées où les méchants sont les méchants. Ce n’est pas forcément ce que j’ai envie de voir tout le temps au cinéma. Nous sommes doubles, et c’est cela qui est intéressant de jouer. Comprendre un personnage, une période. Ne pas le juger mais rien cacher. »

Rosamund Pike, Paris Match, 8 juin 2017 (à propos du film HHhH)

 

 

« Je suis américaine de la première génération. Quand je vois toute cette énergie dépensée à repousser les gens des États-Unis, je trouve cela innommable. Je suis très choquée et déçue par l’élection de Trump, bien sûr, mais j’ai l’impression que cela a réveillé les consciences, cela nous a rendus moins complaisants. On est en train de comprendre qu’il va nous falloir travailler dur pour reconquérir ce qui nous semblait acquis. »

Julianne MooreVanity Fair, juin 2017

 

« Le Festival de Cannes est devenu un festival de marques plus que de films. C’est très regrettable. J’imagine qu’économiquement, il est difficile de faire sans, mais l’arrogance de certains sponsors est insupportable. Mais ce que je déteste par-dessus tout, c’est de ne plus pouvoir circuler sans être accosté pour un selfie. »

 

 

Roman PolanskiLe Journal du dimanche, 28 mai 2017

« Le désir d’aimer, de partager, est inhérent à l’homme. Et les déceptions font qu’on a plus ou moins le courage d’y retourner. Mais heureusement on oublie. Isabelle (son personnage dans « Un beau soleil intérieur » de Claire Denis qui ouvre la Quinzaine des réalisateurs : NDR) – tout comme Nina dans « Rendez-vous » – est en recherche. Ce qu’elle cherche, elle ne sait pas ce que c’est, mais elle sait ce que ça n’est pas. Chez les soufis, Dieu c’est : ce qui n’est pas ça, ni ça, ni ça…. Ils ne peuvent pas définir ce qui est l’absolu, ce qu’il y a au fond du fond. Et cette abnégation fait qu’il y a là la possible présence d’un cristal. »

Juliette BinocheLe Monde, 20 mai 2017

 

 

« Cinéma et CGT, Histoire commune d’hier et d’aujourd’hui. Les gens ne savent pas forcément qu’on est représenté au conseil d’administration du festival. Comme ils ne savent pas que Belmondo a été le premier secrétaire CGT du Syndicat des artistes, ce genre de choses… J’ai d’ailleurs retrouvé des photos. Vous savez qu’il avait tourné son premier film dans les bureaux d’un centre de formation professionnelle de la CGT dans le XIIè arrondissement de Paris? Ça c’est de l’histoire. »

Philippe MartinezSo Film, mai 2017

 

« Je vais aborder la présidente du jury de la Caméra d’or à Cannes à ma manière, avec un mélange de responsabilité et de légèreté. Je sais l’enjeu que cela représente d’être sélectionné à Cannes, spécialement pour un premier film. J’ai conscience de ma responsabilité. Mais je ne veux pas que les discussions se déroulent dans une ambiance trop pesante ! En 2001, j’ai fait partie du jury du Festival de Cannes. La présidente était Liv Ullmann. Elle s’est montrée très dirigiste, stricte, sans fantaisie. Cette approche ne m’a pas convaincue. J’aimerais bien qu’on puisse discuter des films tout en buvant un verre. Mais en le faisant sérieusement bien sûr ! »

Sandrine KiberlainElle, 12 mai 2017

« Quand j’étais plus jeune, j’étais très sensible au physique. Je sortais toujours avec des hommes de mon âge, beaux de préférence. Aujourd’hui, je trouve qu’un homme qui a des rides est plus intéressant, les signes du temps sur son visages et sur son corps me plaisent. Car ce qui le rend sexy, c’est son vécu. A travers les froissements du corps, on voit mieux l’âme. »

Monica BellucciParis Match, 4 mai 2017

 

« Un film, c’est quatre ans de travail. Il faut être déterminé et volontaire. Si l’on n’en veut pas davantage que les autres, si l’on se contente d’écrire quatre heures par jour, si l’on abandonne parce que les producteurs en sont pas contents… on ne peut pas y arriver. Moi, je n’hésite jamais à tout remettre en question. Je recommence, je m’échine, je ne lâche pas. Je ne m’avoue jamais vaincue, j’arrive au but que je me suis fixé »

Reem Kherici, Paris Match, 27 avril 2017

« J’essaie de vivre le maximum d’expérience dans le cinéma. J’aime autant les rôles forts en émotion que ceux exigeant de gros efforts physiques, comme « Tom Raider ». Ce rôle est une première pour moi, cela me rappelle mes années en tant que danseuse. Le film que je produis par ailleurs est un choix de cœur puisqu’il est signé par la réalisatrice suédoise Lisa Langseth, qui m’a donné ma chance en m’offrant mon premier rôle au cinéma, dans « Pure ».

Alicia Vikander, Elle, 14 avril 3027

 

 

« Je suis de près la campagne présidentielle et j’ai peur. Je ne sais pas si les médias sont à la hauteur du risque que courent la France et l’Europe. Je les trouve légers dans leur façon de parler de l’extrême droite. Je les entends ricaner en analysant les sondages : « Fillon descend, Macron monte, Hamon n’aura pas Mélenchon… » Mais qu’est-ce qu’ils attendent pour mettre à terre le programme du FN ? Pour ouvrir les yeux aux Français, montrer que ça reste un parti xénophobe, que sortir de l’Europe serait catastrophique… Ce que soit trop tard. Je suis contente qu’un film comme « Chez nous », de Lucas Belvaux, soit sorti. Il en faudrait beaucoup d’autres. A un moment, on doit dire stop. Je l’entends tous les jours, ce populisme, ce racisme, chez les commerçants. Il ne se cache plus. Il parle à voix haute. »

Catherine HiegelL’Obs, 13 avril 2017

 

« La force du texte permet d’exister presque sans l’acteur. Malgré sa position privilégiée, il n’est pas tout. Sur un tournage, je déteste mes camarades qui décident de s’interrompre au milieu d’une scène. Croyant le film centré sur eux, ils oublient l’essentiel : le regard des autres, qu’ils soient partenaires, réalisateur ou technicien. »

Jake Gyllenhaal, Studio Ciné Live, avril 2017

 

 

« Je persiste à penser que ce n’est pas le rôle des acteurs de s’engager pour un candidat. On n’est pas aux États-Unis. Ce qui compte, ce n’est pas ce qu’on dit, c’est ce qu’on fait. Pour autant, je suis assidûment, et non sans une grande inquiétude, la campagne présidentielle. Surtout dans les journaux. Je suis papivore. Je lis tous les jours, je les garde, j’en découpe les articles. J’ai bien essayé de lire sur tablette, mais je reviens toujours au bon vieux papier Je refuse de dire le choix que je ferai, mais je m’engage pour un seul parti : celui de la lecture des journaux (rire). »

Catherine Deneuve. L’Obs, 16 mars 2017

 

480px-jessica_chastain_cannes_2016_4« Il faut pousser les gens au dégoût pour qu’ils aient envie de changer de menu ! Nous avons Donald Trump et j’ai cru comprendre que la campagne présidentielle en France n’est pas franchement exemplaire. On a l’impression d’être partout dans un mauvais film. Je propose qu’on s’installe au Canada : le Premier ministre, Justin Trudeau, a nommé 50 % de femmes dans son gouvernement. « Parce qu’on est en 2017″ a t-il expliqué. Je vote pour lui ! »

 

 

Jessica Chastain, Le Journal du dimanche, 5 mars 2017

 

440px-dannyboyle08« J’aime l’idée de construire ma carrière hors des modes et des attentes. Ça me donne l’impression d’être un rebelle alors que je n’en suis plus un. Je préfère ça à toutes les richesses qu’Hollywood pourrait me donner. »

Danny BoyleStudio Ciné Live, mars 2017

440px-jero%cc%82me_commandeur_cesar_2016« Je me suis rendu aux César pour la première fois l’année dernière à l’occasion d’un sketch. Mais j’ai rarement raté leur diffusion. Annie Girardot m’a bouleversé en 1996. L’irruption de Gérard Depardieu sur la scène alors que sa fille Julie reçoit son premier César m’a sidéré. J’ai beaucoup ri quand Alain Chabat a fait des pompes devant Edouard Baer pour lui prouver qu’il pouvait garder sa place, quand les Robin des Bois ont inventé le César du meilleur acteur dans un second plan ou quand Jamel Debbouze s’est retrouvé à la hauteur de la poitrine d’Adriana Karembau. »

Jérôme Commandeur, Paris Match, 17 février 2017 (futur animateur de la 42ème cérémonie du cinéma).

520px-gwyneth_paltrow_avp_iron_man_3_paris_2« Bon, j’ai tout un tas de défauts, l’impatience par exemple, mais j’essaie de me calmer. J’aimerais être un peu plus stoïque, car je suis toujours en train de faire plusieurs choses à la fois – les enfants, le travail, la cuisine, et je ne sais quoi d’autres encore…. Je dirais que l’impatience est mon plus grand défaut. Ma plus grande qualité, je crois, c’est d’être fidèle en amitié : mes amies disent que chaque fois qu’elles ont un problème ou qu’elles ont besoin de parler à quelqu’un, c’est moi qu’elles appellent. Ou c’est moi qui les appelle ! Je suis toujours là pour elles. »

Gwyneth PaltrowElle, 3 février 2017

440px-eva_green_headshot« Je reconnais avoir la chance de ne pas être trop préoccupée par mon physique. Du moins, pas encore. Heureusement, car je doute déjà assez de moi sur d’autres plans. C’est un métier lié à l’image Je suis consciente que le physique importe, mais j’apprécie davantage quand on parle de moi en disant que je suis bonne comédienne. Sinon, j’ai l’impression de n’être qu’une belle coquille vide. »   Eva Green, Télérama, 18 janvier 2017

210900« J’étais heureux. Porter un film sur mes épaules, c’était comme gravir l’Everest à l’échelle du comédien inexpérimenté que j’étais (…) Je voudrais pouvoir me frotter à tous les genres. Je manque encore d’expérience, mais un rôle de psychopathe me plairait.  »

Ahmed SyllaStudio Ciné Live, janvier-février 2017

mscorseseThomas Misrachi : Huit ans d’Obama à la maison blanche ?

Martin Scorsese  : « Il y a huit ans .. Il y a quatre ans… Il n’y a aucun doute… Les Américains – tous ceux qui avaient fait ce choix- ont été très fiers d’avoir élu Obama… D’avoir fait ce choix… Aujourd’hui, tout ce qui a été fait par Obama pendant huit ans risque de disparaitre… A cause de la colère qui s’est accumulée pendant huit ans… Quelle qu’en soient les raisons… Pour moi, et pour résumer, après ce vote, les États-Unis sont devenus comme dans « Le Loup de Wall Street »… »

Martin Scorcese – 7 jours BFM,  samedi 7 janvier 2017, à 13H45, 19H35 et 22H15

010014« Le métier d’acteur me donne le sentiment d’exister. Jouer, c’est facile. Vivre son personnage, c’est une autre histoire. Pour que le public fonctionne, il ne faut pas faire semblant. Je ne crois pas à l’émotion fabriquée par le cerveau, trop subjective, mais à la sincérité qui vient des tripes, organique et universelle. Un acteur est comme une toile de Francis Bacon  un corps totalement ouvert et dans lequel on peut pénétrer. J’aimerais être aussi transparent que ça. Il faut avoir le courage de se mettre à nu, de renoncer à tout ego. Cela peut faire peur. Pas à moi. »

François Cluzet Le Journal du dimanche, 8 janvier 2017