Liberté sur paroles tome 4

Confidences glanées  dans la presse,  à la télévision et sur les réseaux sociaux.

« Un mec qui rend heureux Romane rend heureux mes enfants. Quand elle rayonne, elle rayonne aussi pour moi. Celui que j’ai rencontré est très sympa. Il vient chez moi, on discute de la vie, on fume des clopes ensemble… Le soir, quand les enfants sont couchés, on ferme nos portes et chacun retrouve son intimité. Pas de jalousie larvée. Mais attention, il ne faut pas seulement qu’il rende heureux mes enfants et Romane… Il faut aussi qu’il m’accepte, moi, et Lady (son basset, que Romane n’aime pas). »

Philippe RebbotParis Match, 11 octobre 2018

 

« On me parle souvent de mon incarnation physique, qui m’est naturelle. Je dirais plus mon rapport à l’émotion. Je me surprends parfois à être envahi par les émotions du personnage. C’est très rassurant. J’ai eu très tôt à dealer avec des scènes de fortes émotions, chez Tony Gatlif ou dans « 17 Fois Cécile Cassard », d’Honoré. J’ai une gueule qu’on a envie de faire pleurer. Cela me faisait peur et me demandait de me mettre dans des états pas possibles.  C’est devenu beaucoup plus naturel, surtout ces derniers temps. »

Romain Duris, L’Obs, 27 septembre.

« Je n’appartiens à aucune famille de cinéma, j’ai un peu touché à tout. a filmographie ne serait pas la même en France sans « Irréversible » (2202), de Gaspar Noé. C’est un film qui a compté pour moi, pour le cinéma français et même à l’étranger. Même chose en Italie pour « Malena » (2001), de Giuseppe Tornatore. Un autre film – une épopée devrais-je dire – qui a compté pour moi, c’est « On the Milky Road », de Emir Kusturica : quatre ans de travail, un long métrage complètement fou. Et évidemment « La Passion du Christ » (2004à, de Mel Gibson : à l’époque, mon agent m’avait dit : « Pourquoi tu fais ce film qui n’a même pas de distributeur ? » Et on a vu le bruit qu’il fait ensuite ! »

 

Monica BellucciLe Parisien, jeudi 27 septembre 2018

« La prison m’intéresse parce que la condition des plus défavorisés m’intéresse, pas seulement celle des détenus d’ailleurs… Mais ce n’est pas pour cette raison que j’ai fait « Les Impatientes ». C’est une fiction et je ne la confonds pas avec la réalité. Il me semble que l’enfermement fait partie de nous, même si on a la chance de ne pas le connaître physiquement, et puis la question m’intéresse comme cinéphile : j’ai été très marquée par « Le Trou », de Jean Backer, un des mes films chéris. L’enfermement, c’est un cauchemar, un fantasme et une métaphore. »

Noémie LvovskyTélé Obs, samedi 22 septembre 2018

« Il y a très peu de femmes dans les hautes sphères de la production ou de la distribution. Et si, à l’époque des Romy Schneider ou Simone SIgnoret, il y a avait de très beaux rôles pour les femmes, c’est devenu une catastrophe dans les années 1980-1990. Elles n’étaient plus là que pour servir de faire-valoir au premier rôle masculin ou restaient cantonnées aux comédies romantiques. »

Alexandra LamyAujourd’ui (Week-end), vendredi 14 septembre 2018

 

 

« Ce soir-là, Elizabeth Taylor a présenté le prix du meilleur réalisateur, et dans les coulisses, elle m’a chuchoté : « J’ai adoré « Blue Velbet ». Mon cœur tambourinait dans ma poitrine. J’étais étonné qu’elle l’ait vu et apprécié. « J’aurais aimé gagner, lui ai-je avoué plus tard, car lorsque vous avez donné son prix à Oliver Stone, il vous a embrassée. » Elle m’a fait signe d’approcher, j’ai avancé d’un pas, je me suis penché vers elle, et j’ai plongé dans ses yeux violets, avant de poser mes lèvres sur les siennes. Des lèvres incroyablement douces. Un moment magique.  »

David LynchL’Obs, 13 septembre 2018( extrait de son autobiographie L’Espace du rêve (JC Lattès)

 

 

« Aujourd’hui les artistes sont coincés, obsédés par leur image. Tout est interdit. C’est triste. Notre vie est peut-être plus facile à présent grâce à la technologie, mais je pense qu’elle est moins heureuse. »

Emmanuelle Seigner, Paris Match, 6 septembre 2018

 

 

« Je n’étais pas bonne à l’école et, un soir, j’ai dit à ma mère que je voulais arrêter. Elle m’a tout de suite dit OK, à condition que je ne traîne pas à la maison. J’ai donc fait ce stage pendant trois mois, puis j’ai intégré l’école de théâtre de Raymond Acquaviva. Pas dans le but de devenir comédienne, mais pour comprendre ce métier. »

Laura Smet Studio, septembre-novembre 2018

 

« Je suis profondément féministe. La révolution doit passer d’abord par l’éducation et, dans nos pays, par l’égalité des salaires. Quand on sera tous sur le même pied, les relations entre hommes et femmes changeront, les choses se mettront en place d’elles-mêmes. On oublie que les femmes n’ont le droit de vote que depuis 1945.  On ne change pas des siècles de comportement en quelques mois. Il faudra encore un peu de temps, mais je ne suis pas inquiète. »

Carole Bouquet Paris Match, 23 août 2018

 

« Quand je pense aux (amis disparus : NDLR), et c’est souvent, je me sens triste, mais je garde d’eux de merveilleux souvenirs, de grands moments de fraternité, des fous rires aussi. C’est la vie, je sais, et je l’espère en tout cas, que je les retrouverai un jour là-haut… »

Jean Paul BelmondoCorse Matin, 13 août 2018

 

« J’ai la chance de vivre une partie de l’année dans ma maison au Pays basque. J’adore aller chercher mes journaux le matin et discuter sur les marchés. Je côtoie des gens différents, mes amis ne font pas partie du show-biz. Ce qui me permet d’être au courant de ce qui fait rire les gens. J’observe aussi beaucoup. Il faut rester en contact avec la vie. Les priorités en province ne sont pas celles de Paris. Je suis fier de parler à tous les Français, ne ne pas avoir peur de pousser les scènes comiques à leur paroxysme. »

Fabien Onteniente Paris Match, 9 août 2018

 

« Il m’est arrivé de pleurer la nuit avant le début d’un film. Je me suis préparée pendant des mois, et c’est le moment où il faut tout oublier et se lancer, sans craindre le ridicule. Les premiers jours sont effrayants, mais si j’ai bien travaillé le personnage est devenue une partie de moi. C’est le moyen pour qu’il puisse se passer quelque chose d’intéressant. Ça doit être un processus vivant, plein de surprises. »

Penelope CruzMarie Claire, septembre 2018

 

 

« Je passe les chansons d’Abba à ma fille, qui les adore ! Mais en tournant dans « Mamma Mia ! Here We Go Again », j’ai constaté que je ne connaissais que les tubes. Il y a pourtant d’autres titres magnifiques que le grand public découvrira peut-être ici et que j’ai adoré interpréter. Chanter a toujours fait partie de ma vie. Quand j’étais petite, je rêvais de jouer Éponine dans la comédie musicale « Les Misérables ». J’ai finalement incarné Cosette dans la version cinéma, le personnage me correspondait plus. »

 

Amanda Seyfried – Version Fémina, 23 juillet 2018

« J’aime bien garder un pied un peu partout, cela veut dire que j’ai au moins cinq ou six jambes ! Cela ne m’aurait pas déplu d’apparaître dans « Ocean’s 8″ rien que pour donner la réplique à Rihanna… »

Vincent Cassel – Le Journal du dimanche, 15 juillet 2018

 

« Je voudrais transmettre l’idée qu’il faut apprendre le travail. J’ai hérité ça des trois femmes de ma vie, mon arrière grand-mère, ma grand-mère et ma mère. Des battantes. La nature des gens du Nord. Mais rien ne vient tout seul. Au départ, un don, sûrement, mais un don qu’on peaufine toute sa vie, en apprenant des autres, en tentant de comprendre. J’adore bosser. Je retiens très vite mes textes et n’ai aucun problème de mémoire. Et surtout, j’ai l’énergie. Alors, pourquoi arrêter, si tout ça fonctionne ? »

Line Renaud Paris Match, 5 juillet 2018

« Je n’ai jamais vraiment très bien compris ce que les gens voulaient dire par « Hollywood ». C’est compliqué. J’ai grandi à Hollywood, dans l’industrie du cinéma des années avec les plus grands artistes du moment. Le mot « Hollywood » a acquis un tout autre sens… Que signifie t-il ? Je ne suis pas sûre, en revanche, je sais que l’on continuera à faire de bons films ici : j’ai vu l’industrie passer par bien des crises et des phases. Au début des années 89, elle a beaucoup changé… Il y a encore de nombreux chapitres à écrire. Mais, en tant qu’artiste, je m’en fous, il faut s’adapter. Je peux toujours faire un film sur mon iPhone. Ce sera toujours un film. Mais j’imagine que les studios et les producteurs ont un avis différent. »

Jodie FosterPremière, juillet- août 2018

 

« Je suis incapable de répondre à la question d’où je serais prête à aller pour un rôle. Tout dépend du scénario que l’on me propose, mais je crois que m’investis totalement dans chaque projet, tant que l’on respecte mon intégrité. J’adore ne pas savoir ce que je ferai demain. Cette part de mystère est l’une des choses que je préfère dans ce métier, avec la possibilité de varier les genres. Je m’amuse autant dans Mad Max ou Atomic Blonde que lorsque je tourne Tully. »

Charlize Theron Version Fémina/ Le JDD – 25 juin 2018

« Moi, je crois que le cinéma, c’est d’abord du show. Du divertissement ! AUjourd’hui, c’est le moment des femmes et c’est très bien comme ça ! Au fond de moi, je reste un môme, parce que j’adore les enfants, leur innocence et leur pureté. Mais j’aime aussi les femmes et je sais quelle place elles ont dans notre société. Si on ne travaille pas avec elles, on va tous avoir de gros problèmes. On doit se débarrasser du cynisme, de notre étroitesse d’esprit, et s’ouvrir aux autres. »

Elliott GouldPremière, juin 2018

 

« Faire des films, ça ne sert pas à grand-chose, mais puisqu’il y a une industrie du cinéma, puisque les gens vont voir des films, autant les faire bien, travailler pour un cinéma qui serait une forme d’expression valable et créer une forme de partage. C’est notre défense contre un monde en chaos. »

Agnès VardaLes Cahiers du cinéma, juin 2018

 

 

« Les gens sont ravis de se marrer en parlant d’un acteur – plutôt une actrice, c’est plus drôle – qui n’a pas tourné depuis quatre ans ou qui fait « Joséphine, ange gardien ». Mais ne ris pas, elle galère, elle a besoin de bouffer. Je viens de découvrir que ça se fait entre journalistes, ils disent : « Ha, ha, le pauvre, maintenant, il est pigiste !  »

Sylvie Testud Première, juin 2018

« Pendant la conception d' »Interstellar », je n’ai pas voulu revoir « 2001 ». Je ne devais jamais essayer de marcher dans les pas de Kubrick ou d’entrer en dialogue avec lui. C’est trop fort, trop intimidant. »

 

Christopher NolanSo Film, mai 2018

« L’affaire Weinstein a créé un état de choc au niveau planétaire. Elle a mis en lumière la précarité des femmes face aux abus et aux harcèlements sexuels d’hommes qui se croyaient au-dessus des lois et se mettaient au-dessus des femmes contre leur gré ! La prise de conscience a gagné tous les secteurs de la société et a libéré la parole de milliers de femmes en France, aux États-Unis, dans le monde entier… Leur mobilisation solidaire est en train de changer la donne, même si des effets pervers existant, comme le tentation de délation, je le reconnais. »

Isabelle AdjaniParis Match, 10 mai 2018

« Je pense que j’ai au fond de moi une certaine capacité à me fondre dans un personnage, comme à me fondre dans une foule au quotidien. Ce métier vous ramène à des envies de relations simples et immédiates. J’ai l’impression que la notoriété m’a ramenée à des relations avec les autres beaucoup plus simples qu’à l’époque où j’étais au collège ou au lycée, et où je sentais que les rapports humains étaient avant tout stratégiques. »

Marion Cotillard Technikart, mai 2018

« Présider le jury du Festival de Cannes est un immense honneur et une grande responsabilité car Cannes est unique, spectaculaire (..).  C’est une plateforme pour tous les réalisateurs mais c’est difficile aussi car il y a beaucoup de risques pour eux. (…) Il est presque toujours impossible de dire à l’avance quel film sera le meilleur. »

Cate Blanchett France Inter, 8 mai 2019

 

« Il ne faut pas que je pense à la morale. Le personnage a toujours raison, c’est juste à moi de l’incarner. Après, je me pose la question du sens que cela a, de ce que ça raconte, de ce que veut dire le réalisateur. Demain, si je peux jouer le plus gros enculé de la terre, je le fais. Encore faut-il que ça raconte quelque chose sur l’être humain. C’est ce qui est intéressant. »

Vincent ElbazPremière, mai 2018

« Des hommes, on n’apprend rien. Tout ce que j’ai fait dans ma vie, je l’ai fait pour épater les femmes, surtout ma mère. (…) Aude (son épouse : NDLR) ne s’occupe jamais de ce que je fais jusqu’à ce que ce soit terminé. Moi, je ne vais pas lui dire de mettre un peu plus de rouge ou de bleu dans ses peintures… Mais grâce à son métier, j’ai beaucoup appris sur le cadre et la lumière. »

Daniel AuteuilParis Match, 26 avril 2018

« On voit des dizaine de fois par jour sur les chaînes d’info continue, un micro-trottoir dans une gare. Mais quand on prend un type coincé entre cinquante autres types dans le métro et qu’on lui tend un micro en lui disant « qu’en pensez-vous ? », évidemment il va répondre « ça m’emmerde! » que voulez-vous qu’il dise d’autre ? J’ai quand même l’impression que de plus en plus, ces derniers temps, les médias essaient d’équilibrer, mais ça devient d’autant plus idiot. Confronter quelqu’un qui est pour et quelqu’un qui est contre… c’est absurde. Il ne devrait tout simplement pas y avoir ce type de micro-trottoir, ça n’est pas de l’info, c’est nul ! En revanche, je serais curieux de voir un micro-trottoir réalisé non dans des gares mais dans des campagnes, des endroits où il n’y a pas de trains. »

Robert Guédiguian La Marseillaise, 21 avril 2018

« Les commentaires parmi les plus cruels et les plus blessants sont venus de certaines de mes connaissances. Catherine Breillat, sans doute la réalisatrice la plus sadique et la plus inhumaine avec laquelle il m’ait été donné de travailler, se déclare féministe mais fait toujours passer son intérêt personnel avant celui des femmes. Dans un entretien récent, elle a déploré la perte d’Harvey Weinstein pour le cinéma européen mais n’a pas eu un mot de soutien pour toutes les femmes qu’il a violées, agressées, harcelées. Au lieu de cela, me prenant en exemple, elle a tenté de salir la crédibilité de tous ceux qui accusent Weinstein. »

Asia ArgentoLibération, 18 avril 2018

« En fait, les choses se déplacent. Je ne vois pas en quoi Hollande serait de gauche et Macron de droite. C’est la même politique. J’aurai toujours une préférence pour une certaine modération car être modéré, c’est déjà être de gauche ; c’est prendre en considération les contradictions de la société. Les problématiques de la société ne se résument pas à un slogan ou une seule action. Le progrès avance pas à pas. »

Jean-Pierre BacriPremière, avril 2018

« Gamin, j’adorais deux séries télé américaines : Sanford and Son et T’as le bonjour d’Albert. Ça doit être la première fois qu’on en parle dans « Les Cahiers du cinéma » !  Le héros de la première s’occupe d’une décharge à Los Angeles, mais le transforme en petit magasin, où les gens viennent réparer et fabriquer des objets. Dans T’as le bonjour d’Albert, les héros se retrouvent dans une cabane du milieu d’une déchetterie. »

Wes Anderson Les Cahiers du cinéma, avril 2018

« C’est vous, les critiques de cinéma, les passionnés que j’essaie de toucher avec mon boulot. Beaucoup de gens me disent  » tu devrais te fermer, te protéger », mais je ne veux pas vivre dans un cocon. Bon, je ne lis pas non plus toutes les critiques : écrire juste « c’est nul », ce n’est pas constructif. »

Kev Adams, Première, avril 2018

 

« Ceux qui me font rire aujourd’hui ? Ceux qui peuvent être féroces mais jamais méchants. J’ai adoré le dernier spectacle de Pierre Palmade, j’aime ce que font Patrick Timsit et Alex Lutz. Et j’ai découvert Axel Auriant dans « Une vie sur mesure ». Une petite merveille de poésie et d’humour, »

Thierry Lhermitte, Paris-Match, 22 mars 2018

 

« Ces prix (le nouveau César du public : NDR) ressemble à un pis-aller. Si on doit trouver un prix du public, faisons vote le public. On sélectionne les cinq plus gros films au box-office – qui d’ailleurs ne seront pas forcément des comédies – et on procède au vote. Ou alors on crée une catégorie comédie, mais ce serait ghettoïser le rire. Les César récompensent des films pointus, c’est très bien ainsi. Je trouve d’ailleurs le palmarès 2018 très excitant, et notamment qu’Albert Dupontel soit meilleur réalisateur pour « Au revoir là-haut ». Moi-même, quand je vote, je privilégie des films ambitieux. Cette exigence fait le prestige des César, sinon c’est le NRJ Music Awards. »

Franck Dubosc Le Journal du dimanche, 11 mars 2018

« On a besoin de grands acteurs pour nous donner la réplique quand nous, les femmes, avons le premier rôle. Les rôles féminins intéressants existent. Mais le problème, c’est que beaucoup d’hommes rechignent à passer après une femme. Ça les dérange moins d’être au second plan quand un autre mec est en tête d’affiche. »

Rosamund PikePremière, mars 2018

« Pour être acteur, il faut être mauvais élève, accepter de se tromper. Le contraire du système scolaire. Les bonnes notes n’existent pas, seule l’authenticité compte. Pour être vraie, il faut utiliser ses défauts. Je me trompais quand je pensais qu’une bonne actrice devait être parfaite. »

Alix Bénézech ( à l’affiche du dernier Eastwood et du prochain Mission impossible : Fallout) – Paris Match, 1er mars 2018

« Benoît (Magimel) n’est pas un acteur. C’est quelqu’un de vivant. On se fait chier avec les acteurs ! Lui, c’est un homme sensible dont la sensibilité me touche. Jamais rien chez lui ne m’a dérangé car il a une force d’amour, une fragilité (…)Il fait partie des gens avec qui ont peut traverser un désert. On sait que chacun supporte l’autre. »

Gérard Depardieu – Le Parisien, 23 février 2018

 

« Si demain on me disait : « Que choisis-tu entre une belle histoire d’amour et une belle création ? », je choisirai la création. Je vis pour ça. C’est ça que j’aime. Ou, plutôt, c’est ça dont j’ai besoin. Pour le reste, je ne suis constituée que de paradoxes. Pas facile à gérer, ni pour moi ni pour les autres ! J’aime m’abandonner à des hommes passionnés, mais si ces hommes ont trop d’emprise, je les quitte car j’étouffe. Un jour, l’objet existe par lui-même et le pygmalion n’accepte pas qu’il lui échappe. »

Anne ParillaudParis Match, 15 février 2018

 

« Cette année est particulière à cause du théâtre, je dois rester à Paris. Je ne vis pas avec mes filles qui sont à New York, ni avec mon fils qui a vingt ans. Mais je crois qu’elles sont très heureuses là-bas, mes filles. Je n’ai pas l’impression de leur manquer beaucoup. Elles sont bien contentes de ne pas avoir le père rabat-joie à la maison. (rire) »

Yvan AttalParis Match, 8 février 2018

 

« Au début, le plus important, c’est de trouver du travail. Aujourd’hui, participer à un film, à une pièce, revient aussi à porter, avec son auteur, un point de vue. Et le défendre. Prenez mon personnage d’Andréa, dans la série « Dix pour cent ». Que des collégiens disent espérer qu’elle reste en couple avec Colette plutôt qu’avec Hicham parce qu’il est trop méchant me réjouit. Ce sont de toutes petites actions, mais elles contribuent à faire avancer la banalisation de l’homosexualité. »

Camille Cottin, Télérama, 3 février 2018

 

« Ce n’est pas parce qu’on est onze enfants, qu’on n’a pas beaucoup d’argent, que sa mère est Témoin de Jéhovah, qu’on a une enfance de Cosette. Je n’ai pas rejeté mon milieu. Mon quartier des radars, à Grigny, c’était comme un village, dans la seconde moitié des années 1970. Il y a avait une solidarité, les mères surveillaient les enfants des autres, appelaient à dîner par la fenêtre, comme en Italie. Cette cité avait été pensée pour les enfants : il n’y avait pas de voitures mais des terrains de jeux, un grand serpent toboggan, un château dans lequel on jouait à d’Artagnan. C’est là que j’ai commencé à être comédienne. J’étais la princesse. »

Sandrine BonnaireLe Monde, 29 janvier 2018

« Sans les animaux, je me serais suicidée. Ma vie ne me plaisait pas. Ces mondanités auxquelles j’étais conviée m’apparaissaient grotesques et surtout inutiles. Dénuée de but, la vie est insupportable. Car elle est injuste et cruelle. La vouer aux animaux a tout changé. Eux ne m’ont jamais déçue. Ils donnent leur cœur et leur confiance sans jamais les reprendre. Ils ne possèdent rien d’autre que leur vie et être à leur contact oblige à se concentrer sur l’essentiel : l’amour. Ils m’ont soudain donné un but. J’étais là pour les défendre et pas pour aller me faire bronzer sur un yacht ou une plage des Seychelles avec un milliardaire. »

Brigitte Bardot Le Monde, 21/22 janvier 2018

« La solitude vient des larmes de la petite enfance. Je vis bien avec, j’en ai besoin. Et même quand je vivais avec une femme, quand j’aimais une femme, je me sentais seul. »

Alain Delon, Match, 18 janvier 2018

 

« Mon mode de vie actuel me permet de m’investir encore plus dans mes rôles. On peut plonger plus profond dans un personnage quand on sait qu’une existence calme et stable vous attend le soir, après le tournage. Autrefois, je pensais qu’il fallait alimenter mes rôles avec mes expériences personnelles. Je mélangeais les choses. Maintenant, je fixe des limites. Il y a d’un côté la fiction et de l’autre la réalité. Quand je suis sur les plateaux, je donne tout.Dès que la caméra arrête de tourner, je reviens à mon existence normale. Et c’est très bien comme ça. »

Penelope CruzElle, 5 janvier 2018

« Springsteen a vraiment su faire la voix de l’expérience prolétaire blanche. C’est quelqu’un qui n’est pas allé à la fac. Nous avons une expérience similaire, dans le sens où nous avons tous les deux grandi dans ce type d’environnement, et c’est pour ça que je trouve sa musique très émouvante. »

Michael Moore Rolling Stones, janvier-février 2018

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