D’AMOUR ET DE TULIPES…

E- CINEMA

TULIP FEVER, de Justin Chadwick – 1h47

Avec Alicia VIkander, Dane DeHaan, Christoph Waltz

Sortie : Jeudi 11 juillet 2018

Mon avis : 3 sur 5

Le pitch ?

Amsterdam – 1636. La ville est plongée dans une fièvre spéculative autour du commerce de la tulipe. Un riche marchand décide d’engager un célèbre portraitiste pour immortaliser la beauté de sa jeune femme. Au premier coup de pinceau, une passion dévorante débute entre la jeune Sophia et le séduisant peintre.
Alors qu’une liaison torride et fougueuse s’installe, les jeunes amants cherchent à se débarrasser du mari envahissant et à s’enfuir. Une soif de liberté qui aura un prix, aussi précieux que celui d’une tulipe…

Ce qui touche dans le film ?

C’est bien dommage que ce drame ne sorte qu’en e-cinéma tant la qualité des images méritaient le grand écran.

Histoire d’amour doublé d’un récit sur la peinture, Tulip Fever est aussi une plongée dans l’univers du commerce enfiévré autour de la tulipe dans la Hollande de 1636 où les ventes de bulbes ont des allures de bourse mondiale déchaînée.
En adaptant le roman de Deborah Moggach, Le Peintre des vanités, Justin Chadwick qui a dû batailler ferme pour monter son projet après que le gouvernement britannique a, en 2004, fermé un programme de réduction d’impôts, ce qui augmentait de manière folle le budget d’un tel film en costumes.

Il y a eu aussi une valse hésitation des comédiens pour handicaper le tournage. Ainsi Matthias Schoenaerts devait camper à l’origine le peintre dévoré par l’amour, Jan Van Loos. Un rôle repris avec un brio certain par Dane DeHaan face à une Alicia Vikander, extrêmement convaincante dans le rôle de cette femme qui sacrifie tout à la passion. Face à elle, Christoph Waltz joue très justement ce mari qui ne se rend pas compte des désarrois d’une épouse qu’il a presque « achetée » à son couvent. La découverte de sa passion cachée n’en sera que plus cruelle. Et que dire de Judie Dench, toujours magistrale dans ses compositions et qui campe la directrice du couvent qui sait jouer de la canne pour neutraliser les voleurs de tulipes.

Belle reconstitution d’Amsterdam et de ses canaux, photographies très soignées : Tulip Fever a des allures parfois dans les scènes de liesse populaire d’un tableau de Brueghel. Même si la réalisation n’a rien de très surprenante, elle est solide et permet de mieux appréhender les secrets de fabrication d’un peintre de l’époque que l’on voit par exemple broyer les pigments qui lui permettront à créer le bleu de la robe de sa maîtresse.

Une histoire qui se joue sur plusieurs tableaux et a un charme certain.

 

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