DU RIFIFI SUR LA CÔTE D’AZUR

LAISSEZ BRONZER LES CADAVRES, de Hélène Cattet et Bruno Forzani – 1h30

avec Elina Löwensohn, Stéphane Ferrara, Bernie Bonvoisin, Michelanelo Marchese

Sortie : mercredi 18 octobre 2017

À mon avis : 3 sur 5

Le pitch ?

La Méditerranée, l’été : une mer d’azur, un soleil de plomb… et 250 kilos d’or volés par Rhino et sa bande! Ils ont trouvé la planque idéale : un village abandonné, coupé de tout, investi par une artiste en manque d’inspiration. Hélas, quelques invités surprises et deux flics vont contrecarrer leur plan : ce lieu paradisiaque, autrefois théâtre d’orgies et de happenings sauvages, va se transformer en un véritable champ de bataille… impitoyable et hallucinatoire !

Et alors ?

Quarante-cinq ans après la sortie du roman éponyme devenu culte de Jean-Patrick Manchette et Jean-Pierre Bastid, ce polar tente de retrouver la folie du texte d’origine, témoin de l’urgence créatrice et du bouillonnement politique de la fin des années  70.

Pour restituer l’atmosphère de ce polar en forme de western méditerranéen – comme dans l’Ouest américain quand des bandits sont pris au piège d’un relais de poste- Hélène Cattet et Bruno Forzani laisse libre cours à leur imagination et à leurs délires. D’emblée, le générique donne le ton avec sa présentation coup de poing.Ensuite, de séquence en séquence, avec un choix de couleurs qui claquent et des contre-jours qui fleurent bon les films des années 70, ce polar décalé et déjanté multiplie les clins d’œil aux westerns spaghetti entre autres. Que ce soit avec les gros plans des visages sales et couverts de sueurs, sur des armes que l’on prépare, que ce soit avec un montage qui joue sur les transitions sèches ou enfin par les scènes de fusillades où les protagonistes ne font pas dans la dentelle. Et puis, il y a le cadre et ce hameau abandonné et en ruines qui surplombe la mer avec une vue magnifique.

On peut être désorienté par un tel univers vintage, par un ton déjanté et une mise en scène coup de poing mais les comédiens mettent toute leur énergie – avec la présence inquiétante et mystérieuse de Elina Löwensohn – dans cet hommage visuel à un roman qui fit date dans le polar. C’est donc un Ovni, parfois mal fagoté mais qui a une petite atmosphère malgré tout si l’exagération vous tente.

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