QUAND ON A QUE L’AMOUR

PASSADE, de Gorune Aprikian – 1h25

Avec Fanny Valette, Amaury de Crayencour

Sortie : mercredi 9 août 2017`

Je vote : 3 sur 5

Le pitch ?

Paul et Vanessa viennent de coucher ensemble. Ils ne sont pas destinés à se revoir. Elle est drôle, jolie, piquante. Lui a gardé une âme d’enfant. Intrigué par cette jeune femme espiègle et mystérieuse, il va faire de son mieux pour la retenir. Mais qui manipule qui ? Arrivera-t-il à assouvir son besoin d’amour et surmonter la peur, la maladresse, les conventions qui l’encombrent…

Ce qui touche dans le film ?

Sur le thème de l’amour impossible pour une call-girl, Gorun Aprikian signe un premier long-métrage, après avoir longtemps producteur. Il a pris des risques en traitant d’une histoire assez classique, celle de la rencontre amoureuse improbable. « Passade est une comédie sentimentale. C’est une réflexion non pas tant sur l’amour que sur le besoin d’amour, sentiment ambivalent tantôt tendre, tantôt manipulateur. Cette apparente simplicité du dispositif, deux personnages, une chambre, une nuit cache en réalité une extrême difficulté artistique et un défi passionnant à relever » dit Gorune Aprikian.

En choisissant le célèbre  Canal St-Martin et de l’Hôtel du nord, qui fut le décor de la célèbre rencontre entre Arletty et Louis Jouvet, le réalisateur plante son film dans un cadre hautement symbolique pour les cinéphiles de tout bord. Et il se tire avec les honneurs d’une histoire en forme de conte amoureux qui se déroule dans une chambre d’un hôtel très tendance, le temps d’une nuit parisienne.Pour donner corps à un tel récit de sexe et puis d’amour, il fallait deux comédiens qui soient dans le tempo. Bonne pioche avec Fanny Valette, aussi sensuelle que mystérieuse, et que l’on a récemment vue dans Un profil pour deux,  et Amaury de Crayencour qui campe avec justesse un quadragénaire sentimentalement paumé et qui cherche à échapper à une déprime latente.

Là où le réalisateur réussit son premier passage à la réalisation, c’est dans des dialogues où le ton, sous des couverts parfois badins, exprime des sentiments plus profonds. Une atmosphère bien soulignée par la musique signée Emmanuel Orlando qui accompagne joliment la rencontre de deux êtres dévorés au final de solitude. Cela permet de pallier certaines invraisemblances de ce conte amoureux des temps modernes.

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