EMMA SUÀREZ, L’AUDACIEUSE

La cinquantaine alerte, Emma Suárez joue dans une histoire de famille originale, sur les écrans le 2 août : Les Filles d’avril. Prix du jury d’Un certain regard au dernier festival de Cannes.

Elle a le succès discret. Emma Suàrez, 53 ans, mène sa carrière loin du tapage médiatique. Si la France l’a découverte grâce à Julieta, de Pedro Almodovar, elle est célèbre depuis des lustres en Espagne où elle a débuté dans le métier à 14 ans dans Memorias de Leticia Valle (en 1979). « Mon père a trouvé une petite annonce dans un journal. Il est venu me voir pendant que je faisais mes devoirs et m’a dit : « Il y a peut-être un petit boulot pour toi. » Mes parents ont toujours été attirés par le culture et ont transmis cette passion à toute la famille. »

Prenant des cours de diction, de danse, dévorant les films comme les pièces de théâtre, la comédienne n’a plus ensuite quitté le métier. En 37 ans de carrière, elle a tourné dans 32 films et séries et privilégié les planches aux plateaux de cinéma. Sur grand écran, c’est sa rencontre avec Julio Medem, un cinéaste novateur, qui sera déterminante : avec lui, elle tournera trois films, Vacas, La Ardilla roja et Tierra. On la trouve aussi sous la direction de Pilar Miro, en 1996, dans Le Chien du jardinier. Cette adaptation de la pièce célèbre de Lope de Vega lui permet de gagner son premier Goya (le César en Espagne). Le deuxième sera l’œuvre de Pedro Almodovar dans Julieta, où le public français la découvre définitivement.


Avec Les Filles d’avril, Emma Suárez joue une partition trouble dans ce film où Michel Franco raconte les relations sombres entre une mère et sa fille, Valeria qui se retrouve enceinte à 17 ans.

L’actrice est déjà sur d’autres projets : elle va bientôt commencer le tournage du nouveau film de Celina Murga, la réalisatrice argentine. Evoquant récemment ses choix artistiques, Emma Suarez disait : « J’aime m’impliquer dans des projets qui me séduisent , qui me prennent aux tripes : ces projets qui m’attirent quand je lis le scénario, auxquels je ne cesse de penser les jours suivants. Un lien se crée avec l’histoire, avec le personnage. A partir de là, j’ai le souci de rencontrer le réalisateur et de parler du projet. »

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