LUC BESSON EN APESANTEUR

Pour ne pas savoir que le nouveau Besson, Valérian et la cité des milles planètes, sort le 26 juillet au cinéma, il faut être aveugle et sourd, tant le cinéaste inventif connaît les codes du métier et a su annoncer l’adaptation de la BD créée dans les années 60.

Sans les bombardements de 1944 sur la petite ville de Saint-Mandé, aux portes de Paris, Valérian et la cité des mille planètes n’aurait sans doute pas vu le jour ! A l’époque, Pierre Christin et Jean-Claude Mézières sont deux gamins qui se lient d’amitié dans une cave blindée. Il faudrait attendre 1967 pour que le duo créé dans le journal Pilote deux héros de bande dessinée : Valérian et Laureline. Une plongée à succès dans le monde de la science-fiction. Et pourtant, Jean-Claude Mézières était plutôt branché western après avoir mené une vraie vie de cow-boy aux Etats-Unis. Mais le rédacteur en chef de Pilote, René Goscinny a déjà deux célèbres histoires de l’Ouest sous la manche – Lucky Luke et Blueberry – et cherche du sang neuf. Ce sera donc l’histoire d’un couple d’agents spatiotemporels de Galaxity, une mégapole terrestre du 23ème siècle.

Les aventures du duo vont les conduire aux frontières de cette galaxie pour rencontrer des populations et des planètes inconnues. Et très vite, même si elle ne fait pas un vrai tabac, cette BD offre de vraies trouvailles visuelles et thématiques avec une touche de féminisme grâce à Laureline, une héroïne très indépendantes et des histoires qui expriment une conscience écologique certaine. Au final, la saga trouve ses marques et devient culte : forte de 25 volumes, elle s’est écoulée à 5 millions d’exemplaires dans le monde entier.

Avec l’adaptation de la BD, Luc Besson n’y est pas allé par quatre chemins en s’entourant d’une fine équipe pour tourner ce film au budget de 200 millions d’euros : la mannequin Cara Delevingne donne la réplique à Dane DeHaan et Rihanna, la figure du R’n’B, est aussi du voyage. « Elle incarne Bubble, une extraterrestre artiste de cabaret qui devient l’alliée de Valérian », dit Luc Besson. En prime, Besson a fait appel aux entreprises de Peter Jackson et George Lucas pour soigner les quelques 2 734 effets visuels.

Dédiant ce nouvel opus à grand spectacle à son père disparu avant le tournage et qui lui avait offert son premier album de Valérian, Luc Besson n’a pas lésiné sur les moyens pour réaliser son rêve. On saura vite si le public le suit dans ses nouvelles aventures cinématographiques.

 

En quelques chiffres

  • Plus de 6 000 dessins pour le storyboard
  • 3 350 propositions de costumes reçues dans le cadre du concours
  • 2 547 plans avec effets visuels
  • 2 206 personnes impliquées sur le tournage (dont 115 acteurs et 552 figurants)
  • 600 costumes créés
  • 420 personnes sur le tournage
  • 200 espèces d’aliens et de créatures créées pour le film
  • 100 jours de tournage
  • 96 musiciens et un chœur de 40 chanteurs pour la bande originale
  • Jusqu’à 80 caméras pour la performance-capture chez WETA
  • 65 décors

 

 

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