DU RIFIFI DANS LE MAQUIS

AFRIKA CORSE, de Gérard Guerrieri – 1h30

Avec Michel Ferracci, Jacques Leporati, Gérard Gurrieri

Sortie : mercredi 19 juillet 2017

Je vote : 2 sur 5

Le pitch ?

Corse, 1974. Lors de l’ouverture testamentaire de leur défunte mère, trois frères très unis apprennent que l’un d’entre eux est le fruit d’une relation illégitime avec un officier SS. Celui-ci pourra donc hériter du fameux trésor de guerre nazi, le trésor de Rommel ayant soi-disant disparu au large de Bastia. Commence alors une guerre fratricide où chacun voudra prouver, de manière plus ou moins farfelue, son appartenance à la race aryenne…

Et alors ?

Pas facile même pour un insulaire de tourner une fiction en Corse, tant les producteurs sont frileux et attendent le comédien « bankable » et donc facile  à vendre aux médias. Gérard Gurrieri, 49 ans, en sait quelque chose lui qui a mis en boite son troisième long métrage et a dû surmonter la défection de Jean-Claude Dreyfuss qui devait jouer le notaire initialement, un comédien éminemment bankable. D’autres obstacles ont surgi sur la route du réalisateur mais, non sans retard, le film a été tourné.

A l’arrivée, on tombe dans une comédie dont le point de départ reste la vieille légende du trésor caché de Rommel, disparu en Méditerranée et qui attise les convoitises des descendants des généraux SA nazi. Même si, avec le passage des années, les descendants des conquérants d’hier font plutôt figure de figurants de série Z sur fond de montée du nazisme.

Dans l’esprit des OSS 117, façon Dujardin, le réalisateur signe ici une comédie décalée et déjantée où l’invraisemblance est de mise et les situations loufoques.  Si certains passages plongent dans le gore – l’élimination des trois officiers allemands par la mère des trois frères qui se disputent l’héritage – d’autres jouent sur la parodie façon Benny Hill ou sur l’univers noir d’un Jean-Pierre Mocky. Le réalisateur reconnaît : « On est un peu plus dans le pittoresque. C’est un peu un mélange entre La grande vadrouille et Austin Powers. Le film montre certains travers et certaines qualités qui sont en nous de toute façon dans laquelle s’implique aussi l’histoire officielle avec un H.  » Il est vrai, Gérard Gurrieri ose tout, y compris une séquence où un SS déambule une mitraillette dans une main et un pot de chambre bien rempli dans l’autre !

Ce n’est pas vraiment bien réalisé, mais il y a un côté film de potes qui déconnent entre eux et qui fonctionnent bien dans le cadre d’une histoire vintage à souhait. Une comédie sympathique et sans prétention pour un soir d’été en Corse ou… ailleurs.

Trois frères prêts à jouer les nazis pour récupérer le pactole.

 

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