NOLAN DÉBARQUE À DUNKERQUE

Avec Dunkerque, sur les écrans le 19 juillet, Christopher Nolan fait un grand retour avec la sortie planétaire d’un blockbuster qui revient sur un moment oublié de la Deuxième Guerre Mondiale.  Il sort sur 600 écrans cette semaine… Mais pourquoi ce film à grand spectacle est-il si attendu ?

 

Retour sur épisode méconnu de la Seconde Guerre mondiale.  Dunkerque revient sur un épisode oublié du conflit : l’opération Dynamo qui a marqué un tournant dans la guerre. Du 17 mai au 4 juin 1940, 330 000 soldats britanniques ont été spectaculairement évacué de la ville portuaire du Nord de la France, redonnant un souffle aux forces alliés balayées par l’armée allemande.

Un grand souci de réalisme.  Pour son dixième film, Christopher Nolan, le cinéaste d’Interstellar et Inception, n’a pas lésiné sur les moyens, même si le budget du film reste un secret bien gardé, et a tourné son nouvel opus en  70mm IMax et Super Panavision 65mm afin d’avoir la meilleure qualité d’image possible. « Rien ne doit permette au spectateur de prendre du recul sur ce qu’il voit, dit le cinéaste. On a installé des caméras jusque dans le cockpit de l’avion pour qu’il éprouve ce qu’on ressent à bord d’un engin pareil. Il est au plus près des protagonistes et ignore leur passé. »

Le tournage s’est déroulé six semaines durant dans les lieux mêmes de l’opération, à Dunkerque et en région Hauts-de-France. De mai à juin 2016, 459 techniciens et plus de 2 000 figurants ont été mobilisés pour ce tournage de haut vol.

Des comédiens habitués des films de Nolan.  Pour ce blockbuster, il a retrouvé certains de ses acteurs fétiches comme Tom Hardy avec lequel il a déjà tourné Inception et Dark Knight Rises. Quand à Cillian Murphy, c’est sa cinquième collaboration avec Nolan.

Pour son récit, le cinéaste a privilégié trois points de vue. Celui d’un soldat coincé sur la page de Dunkerque, celui d’un civil voguant vers la France à bord de son voilier le temps d’une journée et enfin, celui d’un pilote de la Royal Air Force pilotant un des trois Spitfire authentiques qui ont servi à reconstituer cette bataille dont l’ennemi reste invisible. Pour accentuer la tension, la menace est hors champ. Le cinéaste souligne : « L’empathie pour les personnages n’a rien à voir avec leur histoire. Je ne voulais pas passer par le dialogue, raconter le passé de mes personnages. Le problème n’est pas de savoir qui ils sont, qui ils prétendent être ou d’où ils viennent. La seule question qui m’intéressait c’est : est-ce qu’ils vont s’en sortir ? Vont-ils se faire tuer par la prochaine bombe en tentant de rejoindre le môle ? Ou vont-ils se faire écraser par un bateau en traversant ? »

Alors que l’été est envahi par les personnages de séries américaines et de super héros, Dunkerque est enfin attendu pour cette reconstitution historique qui s’est donnée les moyens…

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