UN NOUVEAU CRU POUR CÉDRIC KLAPISCH

Avec le trio Pio Marmaï, Ana Girardot et François Civil, Cédric Klapisch fait son retour au cinéma dans un film, Ce qui nous lie, tourné au cœur de la Bourgogne. Sur les écrans le 14 juin.

Le pitch de Ce qui nous lie ? Jean a quitté sa famille et sa Bourgogne natale il y a dix ans pour faire le tour du monde. En apprenant la mort imminente de son père, il revient dans la terre de son enfance. Il retrouve sa sœur, Juliette, et son frère, Jérémie. Leur père meurt juste avant le début des vendanges. En l’espace d’un an, au rythme des saisons qui s’enchaînent, ces  jeunes adultes vont retrouver ou réinventer leur fraternité, s’épanouissant et mûrissant en même temps que le vin qu’ils fabriquent.  D’abord intitulé Le Vin, le nouveau Klapisch a failli s’appeler Ce qui nous nous,  en forme de clin d’œil au premier court métrage que le cinéaste avait réalisé en 1989, mais StudioCanal n’a trop aimé lce titre comme le souligne le cinéaste : « On avait aussi évoqué Ce qui nous lie, j’ai réfléchi et je me suis dit qu’ils avaient raison : Ce qui nous lie était plus intéressant. D’une part il y a le jeu de mot avec la lie du vin, et puis disons que le nœud familial et lien familial, ce n’est pas la même chose. C’est un film sur le lien, pas sur le nœud… »

S’attachant à chacun des trois personnages principaux, il signe ici une comédie sur la transmission et le temps qui passe. Il souligne : « Qu’est-ce qu’on transmet à ses enfants ? De quoi a-t-on hérité de ses parents ? Et ce, plus d’un point de vue psychanalytique que notarial. On porte des choses en soi qui sont celles des générations passées. Finalement, devenir adulte, c’est soigner l’enfant blessé qu’on a en soi. »

Situer son scénario au cœur de la Bourgogne n’est pas anecdotique pour Klapisch qui note encore : « J’ai connu le vin par mon père – qui ne boit pratiquement que du Bourgogne. Quand j’ai commencé à boire (vers 17-18 ans) il me faisait goûter ses vins… C’est grâce à lui que j’ai eu cet apprentissage. Jusqu’à il y a peu de temps il nous emmenait en Bourgogne mes sœurs et moi faire des dégustations dans des caves. C’était une sorte de rituel, une fois tous les deux ans à peu près…  » De plus, la Bourgogne présentait une autre spécificité : les exploitations sont en général plus familiales qu’ailleurs.

Les spectateurs trancheront vite si le cru 2017 de Cédric Klapisch est gouleyant à souhait…

 

 

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