DEUX HOMMES SUR UN BATEAU

EN AMONT DU FLEUVE, de Marion Hänsel – 1h30

avec Olivier Gourmet, Sergi Lopez, John Lynch

Sortie : mercredi 3 mai 2017

Je vote : 2 sur 5

Le pitch ?

À bord d’un petit rafiot, Homer et Joé, la cinquantaine, remontent un fleuve vers des chutes d’eau en Croatie. Jusqu’au décès, récent, de leur père, ils ignoraient l’existence l’un de l’autre. Pourtant, ils sont demi-frères. Sean, un baroudeur irlandais énigmatique et menteur se joindra à eux.

Et alors ?

Fervente adepte de l’écrivain Hubert Mingarelli, Marion Hänsel a étroitement travaillé avec lui pour adapter cette histoire de deux demi-frères qui se découvrent à la mort de leur père et qui partent ensemble découvrir le lieu où il a disparu. « Le film raconte un double voyage, raconte la réalisatrice. C’est un voyage dans la recherche psychologique, psychanalytique de cet enfant qui a souffert toute sa vie, jusqu’à cinquante ans, de cette absence de père et en même temps, le voyage physique de ces deux demi-frères qui remontent un fleuve vers l’endroit où ils ont appris que ce père avait trouvé la mort dont on ne saura pas s’il s’agit d’un suicide ou d’un meurtre. »

Utilisant fort justement le décor perdu et isolé de Croatie où les deux frères poursuivent la quête, Marion Hänsel parvient à créer une atmosphère sinon oppressante, du moins inquiétante. Elle souligne : « La nature peut être inquiétante parce que l’on sent que l’on est vraiment loin, isolé et seul. C’est un paysage de rochers. Le petit caboteur ne peut même aborder que difficilement, s’arrêter le long des berges. Cette nature peut ajouter une pression, une tension, une angoisse au cours de la remontée de la rivière. »

Sans que cela soit vraiment étonnant quand on connaît leur jeu respectif, le duo Olivier Gourmet et Sergi Lopez signent deux compositions parfaites. En frangin alcoolique et parfois violent, en tout cas imprévisible, Olivier Gourmet surprend son monde.

Pour autant, le film ne parvient pas à nous concerner vraiment par cette quête. Car, la cinéaste peine à nous toucher par ce récit d’une errance qui n’en finit pas. Et où, seule l’irruption d’un petit chien vient troubler la monotonie de l’errance programmée des deux frères. Ensuite, on a du mal à croire vraiment à la révélation finale avec cet étrange irlandais car tout paraît un brin téléphoné. In fine, ce voyage paraît un peu longuet.

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