PIERRE RICHARD, TOUJOURS AGILE

Dans Un Profil pour deux, de Stéphane Robelin, sur les écrans le 12 avril, Pierre Richard campe un veuf et retraité qui découvre les joies d’Internet…

Pierre, un octogénaire veuf, ne quitte plus sa maison depuis deux ans. Sa fille confie à Alex, un trentenaire au chômage, le soin de lui apprendre les rudiments d’Internet. Comme il s’est inscrit sur un site de rencontres avec la photo du jeune homme, il fait la connaissance de belle Flora qui, séduite par ses talents d’écriture, lui propose un rendez-vous sans savoir bien sûr qu’il est en fait un vieux monsieur retraité. Avec Un profil pour deux, son nouveau film, Stéphane Robelin retrouve un univers qui le touche : celui des personnes du troisième âge. On se souvient notamment de son émouvant Et si on vivait tous ensemble ? Et le cinéaste de déclarer : « Les personnes âgées me touchent. J’aime leur inventer des histoires. Quand on est âgé, tout est plus compliqué. Il faut franchir des étapes, trouver des solutions, lutter, en somme ! Pour moi, c’est la définition même du héros qui doit se battre et accepter un certain nombre de changements ». Cette fois, via Internet, il a voulu glisser de la modernité dans son scénario en montrant l’importance de cette Toile qui permet aussi bien de voyager facilement que de faire des rencontres et vivre aussi par procuration.

Outre Yaniss Lespert, dont le cinéaste aime « sa façon de jouer le jeune adulte, à la fois un peu pataud, un peu incertain, mais tranquille et concret », il a fait naturellement appel pour le rôle de Pierre à un autre Pierre… Richard qui se transforme de vieil ours « déconnecté » en un homme de nouveau gagné par le désir de vivre.

Pour sa part, Pierre Richard voit ce personnage comme un « Cyrano du XXIème siècle », non point paralysé par un nez disgracieux mais par son âge vénérable. Il dit : « Cette histoire de substitution, de vie par procuration est aussi drôle qu’attendrissante. C’est une belle transposition contemporaine du chef-d’œuvre d’Edmond Rostand. À ceci près qu’ici, elle n’est pas tragique, mais comique, et qu’elle se termine bien ». Au demeurant, Pierre Richard, 82 ans, avoue ne pas être le plus connecté du monde et il souligne au Journal du dimanche : « Avec le téléphone, les mails ou WhatsApp qu’on m’a installé, je m’en sors. Mais en dehors de ça… Je demande de l’aide à mon petit-fils mais l’ordinateur sait que je ne l’aime pas et il me le rend bien. En revanche, les réseaux sociaux ne me font pas rire du tout. Le premier con venu peut donner son avis. On y a même annoncé ma mort trois fois. C’est dégueulasse ! » Et une fois encore, Pierre Richard sait jouer sur la corde sensible dans la peau d’un homme charmeur et gaffeur.

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