HOMMES… DE JOIE À VIENNE

BROTHERS OF THE NIGHT, de Patric Chiha – 1h28

Documentaire

Sortie : mercredi 8 février 2017

Je vote : 2 sur 5

photo_hd_02Le pitch ?

De frêles garçons le jour, des rois la nuit. Ils sont jeunes, roms et bulgares. Ils sont venus à Vienne en quête de liberté et d’argent facile. Ils vendent leurs corps comme si c’était tout ce qu’ils avaient. Seul les console, et parfois les réchauffe, le sentiment si rassurant d’appartenir à un groupe. Mais les nuits sont longues et imprévisibles.

Et alors ?

Oscillant entre fiction et documentaire, ce film sur les errances des jeunes prostitués roms et photo_hd_07bulgares qui viennent gagner du pognon à Vienne a de vraies qualités visuelles qui surprennent dans la première partie du film, nous plongeant dans un univers noctambule à la Pasolini. Explications du cinéaste : « J’avais l’impression que la fiction ou plutôt une approche fictionnelle était une meilleure réponse que le documentaire. Le documentaire, c’est plutôt quelque chose qu’on ferait sur les autres. C’est sans doute trop grossier comme séparation mais en tout cas, j’avais envie de jouer avec eux à faire un film, comme on jouerait à cache-cache, parce qu’en faisant quelque chose avec les autres, on parvient peut-être à apprendre quelque chose sur eux. Je pressentais qu’en passant par le jeu, la fiction, l’artifice, je pourrais atteindre le vrai, l’intensité du réel, car s’il fallait nommer le genre, au final c’est un documentaire ». 

L’idée de faire jouer entre eux aux jeunes prostitués leur activité est tout sauf banale et, portée par la photographie fort belle de Klemens Hufnagi, cet opus dérangeant (il est interdit au moins de 12 ans au passage) aurait pu nous embarquer du début à la fin. Pourtant, à force de jouer sur une théâtralité certaine, à force de répéter certaines séquences, certaines formes de rencontres, le film finit par ne plus être vraiment émouvant et place le spectateur dans la position d’un simple voyeur.

photo_hd_08

Porté par une bande originale riche, le film devient alors un bel exercice de style mais parfois un peu vain. Où, une fois de plus, certaines créateurs tentent de se glisser dans les pas d’un Genet. Mais tout le monde n’a pas la grâce et la puissance corrosive du créateur du Condamné à mort.

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