PERRAULT REVISITÉ COMME EN RÊVE

A056R26R

BELLE DORMANT, de Ado Arrietta – 1h22

avec Niels Schneider, Agathe Bonitzer, Mathieu Amalric
Sortie : mercredi 18 janvier 2017

Je vote : 3 sur 5

Le pitch ?

Dans le royaume de Letonia, le jeune prince Egon passe ses nuits à jouer de la batterie. Le jour, il n’a qu’une idée en tête : pénétrer le royaume de Kentz pour retrouver la belle dormant et briser le charme. Mais son père, le roi, qui ne croit pas aux contes de fées, y est totalement opposé. C’est Maggie Jerkins, archéologue de l’Unesco, qui va lui donner la clef.

Et alors ?

Cinéaste aussi bien reconnu par certains que méconnu du grand public,  né en 1942 à Madrid, Ado Arrietta a un goût ancien pour les contes et avait déjà signé une version des Chevaliers de la 569671Table Ronde. « Il y a quelques années, j’ai relu tous les contes des frères Grimm et de Charles Perrault. Ce sont des histoires que j’ai lues étant enfant et qui me fascinaient« , se souvient-il. « Le conte qui m’a le plus en-voûté dans ma jeunesse, c’est La Belle au Bois Dormant. Quand je l’ai relu, la magie est réapparue ».

Cette fois, il revisite donc le célèbre La Belle au Bois Dormant mais en ôtant une partie du titre original . Explications  : « J’ai toujours imaginé le château de la Belle dormant au milieu d’une jungle, et non au milieu d’un bois. Le titre du conte pourrait être La Belle dans la jungle dormante« . Modernisant l’histoire – car son conte est né dans les années 1980 – le cinéaste focalise sur une figure qui le fascine, celle de la fée et pas moins  de six d’entre elles figurent dans ce récit.  « J’ai toujours cru en l’existence des fées« , dit-il.


Optant pour un casting large – l’égérie et ancienne épouse de R. W Fassbinder – Ingrid Caven y figure au côté de Mathieu Amalric, Niels Schneider ou encore Agathe Bonitzer, qui fait une belle composition de la mystérieuse fée Gwendoline, le cinéaste madrilène signe un récit poétique marqué par l’influence d’un Jean Cocteau. Un univers étrange même si parfois il met un peu de temps à s’animer sous nos yeux. Avec, une des originalités du film, une intrusion de la percussion pour donner un peu de rythme à ce conte. Conclusion du réalisateur : « La percussion est la plus ancestrale des musiques. C’est un rythme magique qui existe dans toutes les cultures. Je crois qu’on entend des tam-tams dans tous mes films, même dans Flammes. Egon joue de la batterie lorsqu’il ne pense pas à la Belle Dormant. La percussion, c’est sa fuite de la réalité, sa désobéissance. Cette idée était dans le scénario, et quand j’ai rencontré Niels, j’ignorais qu’il savait jouer de la batterie. »

A059R26R

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s