POURQUOI BERNARD MONTIEL ?

L’ÉLAN, de Etienne Labroue – 1h22

Avec Aurélia Petit, Olivier Broche, François Morel, Bernard Montiel.

Sortie : mercredi 28 décembre 2016

Je vote : 2 sur 5

Le pitch ?

L’Élan apparaît soudainement dans une petite ville vendéenne. Très vite, la créature énigmatique est confrontée aux surprenantes réactions de la population : une famille à la fille télépathe, une pharmacienne qui n’est pas vétérinaire, des chasseurs tire-au- flanc, un spécialiste des vies extra-humaines, un garagiste bousculé par les évènements. Tous se posent des questions mais pas les bonnes. Et que vient faire Bernard Montiel dans cette histoire ?

595090Et alors ?

C’est une comédie extraterrestre qui repose sur le loufoque, l’humour absurde avec les aventures d’un élan débarquant dans un petit bled de Vendée et y semant une belle pagaille. « Des situations illogiques, insensées, des comportements incohérents, il y a en a beaucoup, on fait juste semblant de ne pas les voir », 586652souligne Etienne Labroue.

L’histoire est aussi une manière détournée de montrer comment celui qui est différent peut générer bien des fantasmes dans l’inconscient collectif, troubler un fragile ordre social et servir de révélation aux démons qui sommeillent dans tout groupe. « D’une certaine manière, l’Élan c’est celui que l’on regarde de travers, qui se sent exclu… un sentiment que l’on a tous ressenti un jour. Pour moi c’était la base du récit », poursuit le cinéaste. Un film qui repose aussi sur la rencontre improbable de personnages étranges un peu à la manière des films de Mocky  : de l’enquêteur sur les extraterrestres au garagiste lunaire, en passant par la pharmacienne qui semble en décalage perpétuel.Pour autant, et malgré certaines bonnes idées du scénario, cette comédie baltringue ne parvient jamais à nous emballer vraiment dans ses délires.  Film trop sage, n’osant pas aller jusqu’où un Mocky serait allé tête la première avec les excès qu’on lui connaît, L’Élan reste à la croisée des chemins. Et l’on se demande assez vite, même si l’irruption du réel est d’usage dans un tel récit décalé, pourquoi Bernard Montiel  est du voyage? Tant l’animateur de télévision semble, même s’il joue avec un naturel certain, en marge de ce petit monde loufoque. Il faut les séquences avec François Morel pour qu’une certaine folie douce et poétique se dégage de l’ensemble. Bref, un ovni cinématographique de fin d’année en forme d’invitation à prendre son… élan ! Si l’on adhère à ce type de scénario.

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