LA SAGA DES BRAQUEURS DES ÎLES

LE GANG DES ANTILLAIS, de Jean-Claude Barny – 1h30

Avec Djedje Apali, Eriq Ebouaney, Adama Niane

Sortie : mercredi 30 novembre 2016

Je vote : 2 sur 5

Le pitch ?

Dans les années 70, le BUMIDOM promettait de favoriser l’insertion en métropole des français des DOM-TOM. Jimmy Larivière, arrivé à Paris pour refaire sa vie, ne parvient pas à trouver sa place dans la société. Sa rencontre avec un groupe de trois jeunes Antillais va l’entraîner dans une série de braquages retentissants.

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Que penser de ce polar ?

Ce thriller est inspiré du roman autobiographique éponyme de Loïc Léry. Un livre qu’il a écrit en prison où il purgeait sa peine, suite à sa vie de braquages,  après avoir rencontré Patrick Chamoiseau, alors éducateur. Depuis Chamoiseau a reçu  le prix Goncourt pour son roman paru 110097en 1992. En prime, Loïc Léry a été consultant sur le film.

Jean-Claude Barny revient en ses termes sur la genèse du film : « Il y a dix ans, alors que j’étais en train d’écrire mon premier long-métrage Nèg Maron, le directeur général de Trace Olivier Laouchez et Kenzy du Secteur A m’ont fait découvrir Le Gang des Antillais. J’ai été foudroyé par l’écriture vive, écorchée, violente de Loïc Léry et subjugué par son l’histoire ». Après Tropiques amers, la série historique sur l’esclavage aux Antilles et le téléfilm Rose et le Soldat, sur histoire de la Martinique pendant la Seconde Guerre mondiale, j’étais à la recherche d’un nouveau sujet de long-métrage. J’ai recontacté Loïc Léry  qui était partant pour l’aventure ».

Intégrant des images d’archives dans sa fiction, le cinéaste marque la volonté de prendre à témoin l’histoire. Et la partie la plus intéressante du film est celle qui montre comment la bande agit dans un contexte résolument politique. Le cinéaste ajoute : « Pour le militant que je suis, Le Gang des Antillais est une manière de réhabiliter un personnage tel que Loïc Léry. Il s’est levé et a dit non. Il est passé par le banditisme pour des raisons politiques, sociales. Le gang n’a jamais tué personne. Une anecdote forte à ce sujet et qui les caractérise bien. Un jour, ils ont braqué une banque mais sont aussitôt repartis parce qu’un enfant pleurait, ne voulant pas le traumatiser ! ».  Symboliquement, le vrai Loïc Léry fait une apparition dans le film sous les traits d’un indépendantiste guadeloupéen.

109160Bien joué – Mathieu Kassovitz y campe même un second rôle – Le Gang des Antillais touche plus par cette description d’un combat politique que par une mise en scène qui semble un brin datée. Et pas vraiment audacieuse sur le plan formel.

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