COMIQUE ? PAS TROP !

le-petit-locataire-photo-5-%ef%bf%bd-elias-sfaxiLE PETIT LOCATAIRE, de Nadège Loiseau – 1h39

Avec Karin Viard, Philippe Rebbot, Hélène Vincent, Manon Kneusé

Sortie : mercredi 16 novembre 2016

Je vote : 1 sur 5

Le pitch ?

Le test est positif ! Nicole, 49 ans, est enceinte. Catastrophe ou bonne nouvelle ? Toute la famille est sens dessus dessous. Et ce, d’autant plus que Nicole est la seule qui fasse vivre la famille avec un mari sans emploi et qui n’a pas beaucoup de tonus pour rebondir.

Pourquoi cela ne fonctionne pas ?

Sur le papier, l’idée du scénario pouvait prétexter à une comédie savoureuse, voire cruelle sur la société actuelle, façon comédie italienne Nadège Loiseau en a eu l’idée alors qu’elle était enceinte. Confidences : « J’ai établi le contact avec mon bébé en l’appelant mon locataire parce que je sentais bien, passé les premiers mois, qu’il y avait une vie déjà très autonome à l’intérieur de moi, qui ne respectait pas mes horaires, qui gigotait n’importe quand, qui essayait de pousser les murs… Bref, je me suis sentie habitée dans le sens premier du terme. Et je me suis dis que je n’étais forcément pas la seule à avoir ressenti ça ». Encore fallait-il tenir la distance en passant au long métrage mais, le-petit-locataire-photo-4-%ef%bf%bd-les-films-du-worso_-srab-filmsmalgré quelques idées sympathiques, la comédie ne tient pas ses promesses.

D’abord pas une accumulation de scènes qui tournent à la caricature. De la grand-mère qui perd la boule (Hélène Vincent peut tout oser avec brio) à la séquence chez le gynécologue. Ensuite, par un manque d’inventivité. Même si l’on découvre de film en film le registre comique d’un Philippe Rebbot, qui campe ici un époux aimant mais paumé et ayant du mal à prendre le destin de sa famille en main, les séquences manquent de rythme et d’audace à l’image de l’entretien de licenciement de Jean-Pierre.Quant à la mise en scène, elle lorgne plus du côté d’un téléfilm gonflé que d’un cinéma tant les choix visuels manquent d’audace et la photographie est banale. Promenant ses personnages dans les beaux décors de la région Rhône-Alpes.

Une déception donc même si les comédiens tentent de sauver la mise.  Ainsi Karin Viard essaie de sauver l’histoire mais, même en variant son jeu, même en surjouant aussi, elle ne parvient pas à nous émouvoir un instant avec le destin de cette Nicole.  In fine, la comédie ne démarre jamais, pire tombe parfois dans la vulgarité simple. Ainsi quand Nicole fait des rêves érotiques avec un gynécologue brutal. La seule note de tendresse et d’un peu de finesse tient au rôle de l’ambulancier québécois joué par Antoine Bertrand, l’ami de la famille.

On aurait volontiers rit et, finalement, on reste sur sa faim.

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