LE BOULANGER DU RING

94cfd89fa9292c857192e5ea4c38aacb41f6af4f_pOLLI MÄKI, de Juho Kuosmanen – 1h32

Avec Jarkko Lahti, Eero Milonoff, Oona Airola

Sortie : mercredi 19 octobre 2016

Je vote : 3 sur 5

Le pitch ?

Été 1962, Olli Mäki prétend au titre de champion du monde poids plume de boxe.
De la campagne finlandaise aux lumières d’Helsinki, on lui prédit un avenir radieux. Pour cela, il ne lui reste plus  au modeste boulanger qu’à perdre du poids et à se concentrer. Mais il y a un problème – Olli est tombé amoureux de Raija.
1848d80f00b8ff5c01208577620aab48a9660674Ce qui touche dans le film ?
Inspiré d’un fait réel, le scénario du film a été inspiré au cinéaste par une rencontre avec le vrai Olli Mäki, en 2011. Atteint de la maladie d’Alzheimer, l’ancien boxeur lui a raconté avoir acheté avec sa bien aimée une bague de fiançailles le jour de son combat pour le championnat du monde 1962. Ce fut le déclic comme le raconte le cinéaste  : « Jolie histoire, ai-je pensé, mais un peu trop classique pour être racontée. Les semaines ont passé et l’histoire d’Olli restait gravée dans mon esprit. Pourquoi avait-il acheté cette bague le même jour ? Je ne connais pas grand chose à la boxe, mais il est évident pour moi que si vous vous préparez à disputer un championnat du monde, vous devez être concentré à 100% sur le match. Acheter une bague de fiançailles le même jour semblait totalement impensable. » 

Au final, le film montre bien comment, derrière ce choix entre le sport et l’amour, il y a un fil conducteur : celui qui pousse quelqu’un à trouver son chemin vers le bonheur, indépendamment des incidents de la vie. Juho Kuosmanen montre bien la pression qu’exerce le sport à l’américaine, avec la publicité, la presse, et les sponsors par son irruption dans l’atmosphère communiste d’une petite ville finlandaise un brin assoupie.

Si l’histoire d’amour aurait parfois mériter un traitement plus nerveux, le film touche surtout par une utilisation subtile du noir et blanc (du Kodak Tri-X (noir et blanc/16 mm)), ce qui donne une grande intensité aux séquences. Et ce côté mélancolique et suranné des reportages d’antan. « On a dû commander tout le stock de pellicule qu’il y avait en Europe, puis tout ce qu’ils avaient aux États-Unis, et Kodak a dû en produire un peu plus. Je crois que ce n’était pas une pellicule destinée au cinéma. On l’utilisait pour les news dans les années 60 et 70 », souligne le cinéaste.

Une mise en scène qui fait le charme indéniable de ce biopic prouvant la finesse des cinéastes venus du nord. Et qui a valu au film le prix Un certain regard au dernier Festival de Cannes.

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