RAPHAËL PERSONNAZ DANS LA SOLITUDE GLACÉE

430411DANS LES FORÊTS DE SIBÉRIE, de Safy Nebbou – 1h45

Avec Raphaël Personnaz, Evgueni Sidikhine

Sortie : mercredi 15 juin 2016

Je vote : 3 sur 5

Quezako ?

Pour assouvir un besoin de liberté, Teddy décide de partir loin du bruit du monde, et s’installe seul dans une cabane, sur les rives gelées du lac Baïkal. Une nuit, perdu dans le blizzard, il est secouru par Aleksei, un Russe en cavale qui vit caché dans la forêt sibérienne depuis des années. Entre ces deux hommes que tout oppose, l’amitié va naître aussi soudaine qu’essentielle.

Et alors ?

Pour  adapter le récit de l’aventurier Sylvain Tesson, Safy Nebbou a fait le choix des libertés avec l’original car le livre était, comme il le dit, « centré sur les expériences d’un homme seul dans une cabane » et a évité ainsi le piège de la voix off qui raconte les images. Pour ce faire, il a opté avec le co-scénariste d’intégrer à l’histoire celle d’un fugitif russe – excellent Evgueni Sidikhin-  qui a pris la fuite dans les étendues glacées après avoir tué un homme. « En rajoutant du romanesque à l’histoire originale, que j’avais lus dès sa parution, ils ont sans doute trouvé des éléments qui toucheront un plus large public jeune », souligne Raphaël Personnaz.

Pour le casting, Safy Nebbou n’a pas hésité à faire appel à des acteurs amateurs, des gens du cru, pour conférer à son film une plus grande authenticité. Un choix au final très payant. Il commente : « De manière générale, les acteurs amateurs sont très à l’aise devant la caméra parce qu’ils n’ont aucun autre enjeu que de s’amuser. Ils jouent les scènes innocemment, comme le feraient des enfants. Souvent je disais à Raphaël de ne rien faire d’autre que de les regarder comme le ferait le spectateur qui découvre des figures qu’il n’a jamais vues à côté de chez lui. Quand celui qui vous raconte une histoire a le visage buriné et quelques phalanges en moins, on n’a qu’à l’observer. »

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Sans enfoncer le clou, ni faire des leçons de morale, le film est aussi une manière de défendre l’écologie sans pour autant opposer la vie urbaine et la vie des bois. Commentaires de Raphaël Personnaz : « Elle se contente de montrer ce que l’homme, déconnecté de ses proches, de son univers ou de la technologie, est capable de faire avec ses dix doigts. En cela le film montre notre faculté à nous réadapter très vite au monde qui nous entoure en retrouvant nos réflexes et notre condition animale. »

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On ne peut rester insensible à ce récit où les paysages sont splendides et l’histoire d’amitié entre ces deux hommes que tout oppose forte. Après, on peut trouver que – malgré les belles images et un Raphaël Personnaz très, très crédible dans le peau de cet aventurier et des séquences drôles –  le récit manque parfois un peu de ressort et d’inattendu. In fine, il y a aussi la belle musique originale d’Ibrahim Maalouf. Le réalisateur souligne : « Je voulais que l’aventurier soit musicien or, il se trouve que Raphaël joue de la trompette, donc il y avait une belle coïncidence de confier la musique originale à un artiste tel qu’Ibrahim. Car, si Raphaël avait joué de la guitare, je n’aurais pas imaginé le filmer chantant « Jolie bouteille », de Graeme Allwright. »

 

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