Ana et la baignoire…

BADEN BADEN, de Rachel Lang – 1h34

Avec Salomé Richard, Claude Gensac, Swann Arlaud, Zabou Breitman

Sortie : mercredi 4 mai 2016

Je vote : 2 sur 5

BB_STILL_6©chevaldeuxtrois_tarantulaQuezako ?

Après une expérience ratée sur le tournage d’un film, Ana, 26 ans, retourne à Strasbourg, sa ville natale. Le temps d’un été caniculaire, elle se met en tête de remplacer la baignoire de sa grand-mère par une douche de plain pied, mange des petits pois carottes au ketchup, roule en Porsche, cueille des mirabelles, perd son permis, couche avec son meilleur ami et retombe dans les bras de son ex…

BB_STILL_5©chevaldeuxtrois_tarantulaEt alors ?

Il y a une indéniable poésie dans ce premier long métrage en forme de quête existentielle et qui est aussi le portrait d’une jeune femme bien dans son siècle. Et que décrit ainsi la réalisatrice Rachel Lang : « C’est un film contemporain avec des gens de 2015. Ce n’est pas militant, ça me vient de la vie. Je voulais qu’Ana soit brouillon, souillon, pas sexy, habillée comme un sac. Pas une star de cinéma. Quelqu’un de la vraie vie. Et c’est elle, mon héroïne de cinéma. »  Une jeune femme qui échappe BB_STILL_4©chevaldeuxtrois_tarantulaà toute caricature d’une certaine féminité.

De son côté,  Salomé Richard présente ainsi son personnage qu’elle campe avec un grand naturel  : « Ana, qui a mon âge, est un peu aux prises avec le sortir de l’adolescence, le passage à l’âge adulte, le fait de prendre des responsabilités, des décisions, de faire des choix difficiles… Plus ou moins débrouillarde, elle galère un peu, en somme, comme beaucoup En même temps, elle est archi vivante, drôle, assez têtue, insolente parfois et volontaire. »

Avec, au cœur du récit, le grand « bricolage » de la douche pour sa grand-mère – jouée avec beaucoup de justesse par Claude Gensac – ce film fait de petits riens de la vie de tous les jours a un certain charme. Il est notamment nourri par la présence d’une foule de personnages dits BB_STILL_1©chevaldeuxtrois_tarantulasecondaires et qui font irruption dans la pause estivale d’Ana : nouvel amant, ex retrouvé, mère aimante (Zabou Breitman, touchante en diable)…

Il faut juste aimer se laisser surprendre par des moments inattendus, des séquences intimes filmées avec un détachement, voire de l’humour, pour se laisser embarquer dans une histoire qui flotte un peu sur la durée et semble parfois un peu bricolée, voire invraisemblable. On se demande ainsi comment la jeune Ana parvient à ne pas restituer la Porsche louée par la production sans que rien ne se passe à son encontre.

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