LE MEXICAIN ET LE TUEUR

DESIERTO, de Jonás Cuarón – 1h34

avec Gael Garcia Bernal, Jeffrey Dean Morgan, Alondra Hidalgo

Sortie : mercredi 13 Avril 2016

Je vote : 3 sur 5

DPP07DE04170B0023-CQuezako  ?

Désert de Sonora au sud de la Californie. Conduit par un père de famille déterminé, un groupe de mexicains progresse vers la liberté. La chaleur, les serpents et l’immensité les épuisent et les accablent… Soudain des balles se mettent à siffler. On cherche à les abattre, un à un. Vont-ils parvenir à échapper au fusil d’un étrange chasseur d’immigrés, accompagné d’un terrible chien.

DPP07DE0416141C44_CEt alors ?

Entre thriller et film social, Jonás Cuarón, le fils du réalisateur de Gravity, signe un opus efficace pour dénoncer les conditions terribles qu’affrontent les mexicains tentant de rentrer aux Etats-Unis. Même si, dans la réalité, ils DPP07DE0418110543-Cn’ont pas affaire à un chasseur de têtes de l’acabit de celui campé par Jeffrey Dean Morgan, très à l’aise dans la peau d’un salaud complet, sadique et alcoolique jusqu’à la moelle et qui n’entretient des relations normales qu’avec un chien dressé pour tuer. « Pour moi, dit le cinéaste, le personnage de Sam est davantage une métaphore d’une homme mené par la haine, et du mal que peuvent faire sur des esprits faibles les discours de certains politiciens. » Il peut aussi compter sur la prestation sans failles d’un Gael Garcia Bernal qui peut faire passer bien des émotions au fil de cette traque impitoyable. Si le film perd un peu d’intensité dans la dernière partie – on a même le sentiment que le réalisateur a un peu de mal à trouver une fin digne du suspense vécu depuis le début de l’histoire – Jonás Cuarón a su bien composer avec un décor des plus splendides : le désert. Conclusion du cinéaste : « Quand j’ai fait lire le scénario à Alejandro Gonzales Iñarritu, la seule chose qu’il m’a dit, c’est : « Les problèmes de distance vont te faire souffrir ! ». Je j’ai pas vraiment compris jusqu’au moment où je suis arrivé dans le désert. L’éloignement entre les fugitifs et leur chasseur est en effet un élément clé de la tension, du suspense. Ils s’éloignent, ils se rapprochent, puis s’éloignent à nouveau…. Pour tout ce que j’avais imaginé sur le papier, j’ai dû trouver des solutions concrètes en fonction du terrain, du relief… etc… tout en restant dans la continuité de l’action et des paysages. »  Visuellement, le résultat est bel et bien là…

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