SAMI BOUAJILA, ÉTOILE DES NEIGES

GOOD LUCK ALGERIA, de Farik Bentoumi – 1h30

Avec Sami Bouajila, Franck Gastambide, Chiara Mastroianni, Hélène Vincent

Sortie : mercredi 30 mars 2016

Je vote : 3 sur 5

508923Quezako ?

Sam et Stéphane, deux amis d’enfance fabriquent avec succès des skis haut de gamme jusqu’au jour où leur entreprise est menacée. Pour la sauver, ils se lancent dans un pari fou : qualifier Sam aux jeux Olympiques pour l’Algérie, le pays de son père. Au-delà de l’exploit sportif, ce défi  pousse  Sam à renouer avec une partie de ses racines et à se remettre en question.

Et alors ?

Dans la lignée des comédies sociales à l’anglaise, façon The Full Monty ou Les Virtuoses, Farid Bentoumi signe une comédie positive sur le thème de l’engagement individuel, la solidarité et 365123surtout la question plus vaste et complexe de l’héritage culturel et familial. Le cinéaste a eu l’idée du scénario en puisant le thème général, comme il le raconte, dans son histoire familiale  : « Mon producteur Frédéric Jouve et moi avions envie de raconter une histoire positive sur l’immigration. Frédéric a grandi à Marseille, avec beaucoup d’amis d’origine algérienne. A force de discussions, on a eu l’évidence qu’il fallait s’inspirer de l’aventure de mon frère, qui a fait les jeux Olympiques d’hivers sous la bannière de l’Algérie à Turin en 2006. Son aventure symbolisait vraiment la trajectoire qu’on voulait raconter ; un franco-algérie qui habite en France et se lance dans un défi qui va le rapprocher de ses racines. »

De séquences en séquences, des paysages alpins à ceux de la campagne algérienne, le film mélange la gravité et l’humour avec un certain bonheur, même si, parfois, le rythme s’essouffle un peu. Le retour de Sam au pays est l’occasion de belles séquences émouvantes, portées notamment par les deux comédiens incarnant ses parents : Hélène Vincent, subtile en diable et Bouchakor Chakor Djaltia, déniché au dernier moment par le directeur du casting dans une association d’Algériens de Grenoble et qui est étonnant de justesse.

Le récit est porté par le jeu de Sami Bouajila, toujours solide même quand il s’agit de casser son image sérieuse. Chiara Mastroianni mise aussi joliment sur la dérision. Quant à Franck Gastambide, il nous fait oublier son image de spécialiste des cailleras avec un personnage d’ami, prêt à tout pour faire gagner leur entreprise.

364186Une comédie sociale sur fond de paysages enneigés et qui a l’immense mérite de nous montrer les enfants de l’immigration sous un autre jour que les traditionnels rôles de délinquants et autres marginaux où le cinéma les condamne. Comme quoi l’intégration existe aussi loin d’une certaine caricature ambiante.

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