AUTEUIL EN PÈRE COURAGE

395010AU NOM DE PÈRE, de Vincent Garenq – 1h27

Avec Daniel Auteuil, Sebastian Koch, Marie-Josée Croze

Sortie : mercredi 16 mars 2016

Je vote : 3 sur 5

Quezako ?

Juillet 1982.  André Bamberski apprend la mort de sa fille Kalinka, 14 ans, qui passait ses vacances en Allemagne auprès de sa mère et de son beau-père le docteur Krombach. Rapidement, les circonstances de sa mort lui paraissent suspectes. L’attitude de Dieter Krombach ainsi qu’une autopsie troublante laissent beaucoup de questions sans réponse. Très vite convaincu de la culpabilité de Krombach, André Bamberski se lance dans un combat pour le confondre.

Et alors ?

Une fois de plus, Daniel Auteuil fait montre sa la palette de son jeu dans ce film qui raconte, par le menu, le combat d’André Bamberski qui s’est battu durant trois décennies pour faire la 081224lumière sur la mort de sa fille et dénoncer le comportement criminel de l’ex-compagnon de sa femme. De séquence en séquence, son visage exprime aussi bien la détermination que le désarroi d’un père seul contre tous, et que certains considèrent parfois comme dérangé dans cette quête éperdue de vérité.

S’inspirant du récit autobiographique de l’expert comptable, Pour que la justice te soit rendue (Ed. Michel Lafon), Vincent Garenq a su restituer par le menu les coulisses de ce combat dans lequel Bamberski s’est joué des rouages judiciaires et a su tirer parti du cirque médiatique. On le sent fasciné par le mental de cet homme un peu gris mais que le drame va « structurer ». Commentaires de Vincent Garenq : « Ce n’est pas le fait divers qui m’a attiré mais le bonhomme qui m’a impressionné. Cet expert-comptable normal qui devient un personnage fascinant et exceptionnel ».

 Alors, certes le film est d’une construction classique, avec le bon vieux flash-back pour amorcer 079974la pompe, certes il suit un rythme des familles, mais il fait bien revivre toutes les péripéties judiciaires et humaines de Bamberski. Outre un Daniel Auteuil impérial, Marie-José Croze campe finement cette mère effacée, refusant de voir la vérité en face. Quant à Dieter Krombach, il sait restituer tout le cynisme et la froideur de ce médecin névrosé et criminel.

Derrière le « simple » fait-divers, Vincent Garenq a su donner « à voir » des âmes humaines… Et signe le portrait d’un homme qui ne doute jamais de l’issue d’un combat, sur le papier bien incertain.

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