PLONGÉE EN EAUX TROUBLES

ÉVOLUTION, de Lucie Hadzihalilovic – 1h21

avec Max Brebant, Roxane Duban, Julie-Marie Parmentier

Sortie : mercredi 16 mars 2016

Je vote : 1 sur 5

Capture d’écran 2016-03-05 à 08.07.34Le pitch ?

Nicolas, 11 ans, vit avec sa mère dans un village isolé au bord de la mer. Un bourg qui est peuplé uniquement de femmes et de garçons de son âge dans un hôpital qui domine la mer. Là-bas, tous les enfants reçoivent un inquiétant traitement…mais Nicolas est le seul à se questionner et à essayer de comprendre.

Et alors  ?

« Evolution » est né de ma fascination pour les profondeurs de la  mer, espace mystérieux d’où peuvent surgir peurs et désirs primitifs, et aussi pour l’hôpital, ce lieu où il arrive que le corps, abandonné à un personnel tout puissant, soit soumis à d’étranges procédures. J’ai juxtaposé ces deux mondes pour en faire l’écrin des deux principaux thèmes du film : le rapport à l’enfantement et le passage à la puberté, traités sous l’aspect d’un conte fantastique » raconte Lucie Hadzihalilovic. Nul ne pourra remettre en cause la beauté de la photographie de ce film étrange où l’on suit un adolescent qui se bat dans un cauchemar éveillé. Indéniablement, la cinéaste sait distiller une atmosphère oppressante en filmant d’une manière personnelle un cadre naturel. Les séquences sous-marines ou de plage sont à cet égard exemplaires.

Capture d’écran 2016-03-05 à 08.08.19

Mais, de belles images ne font pas pour autant un scénario prenant et l’opus tourne vite en rond, des passages oppressants sur l’univers de l’hôpital aux envolées marines. Et puis, la symbolique du retour dans les « eaux maternelles » est un brin lourde et attendue même si la cinéaste s’en défend. « L’eau ne renvoie pas seulement à une innocence amniotique, ni au territoire du jeu : le rapport à cet élément est d’emblée plus complexe. D’ailleurs, Nicolas et ses camarades ne sont jamais des enfants qui s’amusent. Même dans la première partie du film, ils n’ont aucune insouciance, mais une gravité qui leur donne plus d’épaisseur. »

Capture d’écran 2016-03-05 à 08.06.40

Malgré la beauté des images, on se sent pourtant vite exclu de cet étrange récit non dénué pourtant de poésie.

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