COMÉDIEN, UN RÊVE D’ENFANT…

DIEU MERCI !, de Lucien Jean-Baptiste – 1h35

avec Lucien Jean-Baptiste, Baptiste Lecaplain, Michel Jonasz, Michel Sitruk, Jean-François Balmer

Sortie : mercredi 9 mars 2016

Je vote : 2 sur 5

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Quezako ?

A sa sortie de prison, Dieumerci, 44 ans, décide de changer de vie et de suivre son rêve : devenir comédien. Pour y arriver, il s’inscrit à des cours de théâtre qu’il finance par des missions d’intérim. Mais il n’est pas au bout de ses peines. Son binôme Clément, 22 ans, lui est opposé en tout. Dieumerci va devoir composer avec ce petit « emmerdeur ». Il l’accueille dans sa vie précaire faite d’une modeste chambre d’hôtel et de chantiers.

Et alors ?

Lucien Jean-Baptiste préfère donner à penser par l’humour qu’en faisant des leçons de morale. Alors, et avec une grande sincérité, il décrit ici les difficultés d’être, surtout dans un métier à risques, quand on a passé l’âge, et qu’on a une autre couleur de peau. Commentaires : « J’ai eu la chance de travailler avec une amie, Véronique Arménakian, qui n’est pas dans le métier, qui me connaît très bien et qui était déjà là à l’époque de « La Première Etoile ». Elle a réussi à me faire sortir des choses que je n’aurais sans doute pas osé aller chercher tout seul, ni avec Grégory que je ne connaissais pas assez bien. Ne serait-ce que pour la scène finale quand il explique pourquoi c’est son rêve de devenir acteur. Oser l’impudeur. Nous, les noirs, on est comme beaucoup de comiques, on rit souvent pour ne pas pleurer… Pensez à Henri Salvador, à Omar, on rit et on se cache derrière notre rire. »

dieumerci13Il a offert un vrai rôle de cinéma à Baptiste Lecaplain, une des révélations de l’humour de l’école Ruquier, et qui campe l’aspirant comédien et vrai boulet dans la vie de son copain d’un jour. Un garçon qui aurait plus besoin de légèreté que de ce compagnon envahissant.

Si on ne peut reprocher au film l’expression sincère de bons sentiments, s’il y a quelques scènes réussies – notamment dans le cours de théâtre tenu par un vieil artiste misanthrope, campé impeccablement par Jean-François Balmer – il manque au film un vrai grain de folie et d’imprévu pour le faire basculer vers une comédie de duo pétaradante, à la façon de vieux films de Veber. Sympathique donc, avec l’irruption d’un Michel Jonasz en avocat des pauvres  qui a fait de sa bagnole un bureau – mais manquant de gags inédits.

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