FELIX VAN GROENINGEN CONNAÎT TROP LA MUSIQUE

BELGICA, de Felix Van Groeningen – 2h07

avec Tom Vermeir et Stef Aerts, Hélène Devos, Charlotte Vandermeersch

Sortie : mercredi 2 mars 2016

Je vote : 2 sur 5

Capture d’écran 2016-02-18 à 07.30.17Quezako ?

Jo et Frank sont deux frères très différents. Célibataire et passionné de musique, Jo vient d’ouvrir son propre bar à Gand, le Belgica. Frank, père de famille à la vie bien rangée et sans surprise, propose à Jo de le rejoindre pour l’aider à faire tourner son bar. Sous l’impulsion de ce duo de choc, le Belgica devient en quelques semaines  le lieu branché. Mais, pour le duo, c’est un peu le début de la fin d’une belle histoire.

Capture d’écran 2016-02-18 à 07.30.30Et alors ?

136 heures de rushes. Pour son nouvel opus, Felix Van Groeningen n’a pas lésiné sur un tournage qui plonge le spectateur dans un univers de nuit, où évoluent deux frères qui tentent d’entreprendre non sans une certaine naïveté dans un monde qui évolue à toute vitesse. Commentaires du cinéaste : « A mes yeux, le film raconte en même temps quelque chose sur la façon dont notre société a changé ces vingt dernière années, comment elle est devenue plus sévère, peut-être aussi comment elle a un peu perdu ses idéaux… Le café est comme une mini-société. »

C’est aussi, au fil du récit, la description musicale de toute une époque où le rock le dispute aux platines de la techno, ce qui n’empêche nullement les fêtards de vibrer au rythme de fanfares étranges dans la très réussie scène d’inauguration du nouveau Belgica. On le sait depuis Alabama Monroe, Felix Van Groeningen a un vrai talent pour marier musique et scénario.

Capture d’écran 2016-02-18 à 07.30.02Pour autant, la sauce a du mal à prendre cette fois et le film, non dénué de vraies longueurs, ne parvient pas à échapper à une suite de séquences de rock, coke, picole et sexe. Même si le réalisateur parvient aussi à nous faire partager le quotidien mélancolique du frère aîné et de son épouse, qui tient un élevage pour clebs, dans les paysages à l’horizon barré des Flandres, on finit par trouver le temps long et à ne plus vraiment être ému par cette longue suite de séquences éméchées. Même si elles sont filmées avec beaucoup de maestria, le scénario manque vraiment de densité pour nous « embarquer » de bout en bout.

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