LE RETOUR ATTENDU DE DICAPRIO

244005Sur les écrans le 24 février, The Revenant, le nouveau film d’Alexandro G. Iñarritu est le grand favori dans la course aux Oscars. Et si c’était la bonne année pour Leonardo DiCaprio qui y fait une prestation remarquée et remarquable. Et qui sauve un scénario quand même un brin lourdingue…

The Revenant c’est l’odyssée d’un retour à la vie d’un trappeur laissé pour mort après avoir été attaqué par un ours. Un film à la violence radicale comme Alexandro G. Iñarritu sait la filmer depuis des films qui ont fait sa réputation, tels 21 grammes et Babel. En 2h31, le réalisateur nous plonge dans un univers d’une nature inviolée. Et la saga assez grandiose de Hugh Glass, un trappeur laissé pour mort suite à une attaque d’ours, plonge le spectateur dans les forêts du Dakota en 1823. Cette histoire avait déjà inspiré le célèbre Jeremiah Johnson, en 1972.  Iñarritu opte pour une espèce de western métaphysique sur fond de la naissance d’un capitalisme brutal.

Indéniablement, Leonardo DiCaprio réussit ici une vraie prouesse physique, une prestation qui est souvent remarquée dans la course aux Oscars qui n’a jusqu’à présent pas porté chance au comédien. « Pour moi, le film  d’Alexandro G. Iñarritu est un poème visuel. C’est le film le plus éprouvant pour moi » a déclaré le comédien. Evoquant son personnage, le cinéaste dit simplement : « Il fallait que le personnage de Hugh Glass, dans le film, soit à la fois une victime, un animal, un martyr, un saint. Il devait aller au-delà des limites physiques, trouver le drame intime de cet homme. » Des plongeons dans un torrent glacé au repas d’un foie cru, l’acteur est allé au bout de ses limites, et cela se voit à l’écran.

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Pour autant, Iñarritu réussi-il à signer un opus inoubliable ? Il faut le dire tout de go : non ! Dans cette saga longue, trop longue, il manque à la mise en scène brillante un scénario qui tienne sur la durée. Et qui ne soit pas invraisemblable. Si le plan séquence d’ouverture est tout à fait remarquable, la scène du combat entre l’homme et l’ours tourne vite à l’invraisemblable et on se demande vraiment comment Hugh Glass parvient à survivre après une telle dérouillée. Rien qu’un coup de pattes de l’animal suffit à briser une colonne vertébrale. Alors, on peut concevoir ça comme une métaphore de la vie, de sa dureté. On peut aussi trouver que très vite l’histoire vire au Grand-guignol.

Mais l’opus est taillé pour faire la course en tête du côté des Oscars. La mission est déjà presque remplie : The Revenant a douze nominations, devant Mad Max, Fury Road (dix nominations) et Seul sur mars (sept). Verdict le 28 février. Entre temps, on saura vite si la performance de DiCaprio touche le grand public malgré des séquences un brin répétitives.

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