SHARUNAS BARTAS ET LA NATURE DE L’HOMME

PEACE TO US IN YOUR DREAMS, de Sharunas Bartas – 1h47

avec Ina Marija Bartaite, Sharunas Bartas, Lora Kmieliauskaite

Sortie : mercredi 10 février 2016

Je vote : 3 sur 5

Quezako ?

Un homme, sa fille et sa compagne arrivent dans leur maison de campagne pour le week-end un jour d’été. La fille vient d’emménager avec son père et cherche son affection. L’homme ne sait pas où trouver la force de continuer la vie qu’il mène et qui l’éreinte. La femme, violoniste, ne parvient pas à choisir entre la musique, l’amour et sa carrière. Bien que l’homme et la femme s’aiment, leur relation est tendue…

Peace to us in our Dreams 2Y aller ?

Cinéaste né en Lithuanie en 1964 – il est à l’honneur d’une rétrospective au Centre Pompidou jusqu’au 6 mars à Paris – Sharunas Bartas tourne parcimonieusement mais en développement un univers très personnel, aride et contemplatif (The House, Freedom). Cette fois, il a choisi de signer une Peace to us in our Dreams 4histoire très autobiographique en filmant sa fille et même son ex-femme -Katerina Golubeva, qui s’est suicidée en 2011 – dans ce portrait d’une famille qui a bien du mal à trouver l’harmonie dans cette campagne isolée, avec l’irruption ponctuelle de voisins paysans dont la colère éclate parfois.  » Je crois que tous les films que je fais, au fond, parlent de moi, partent de mes expériences et de ce que je ressens. Les années passent, cette matière devient plus riche et, de ce fait, cette fois, j’ai eu le sentiment que je pouvais m’appuyer sur ce matériau de manière plus directe, plus explicite, sans passer par les détours romanesques » souligne Sharunas Bartas.

Il y a dans ce film, la volonté d’immerger les personnages au cœur d’une Nature, forte, puissante qui fait un écrin idéal aux tensions qui  s’expriment entre les humains, notamment au sein de la communauté paysanne, même si celles développées au sein de la famille sont plus larvées. Sharunas Bartas sait, en quelques plans séquences magnifier cette Nature sans pour autant souligner lourdement sa symbolique. Au demeurant, il souligne : « Autant que possible, je choisis des lieux que j’aime, qui m’inspirent, que je ressens comme des ouvertures et qui offrent aux personnages davantage de ressources. Je ne filme jamais un paysage pour lui-même, ce qui m’intéresse ce sont les connections entre les espaces et les gens. »

G004_C018_0926OCSi le film est parfois long, même trop long, il y a une petite musique existentielle qui se dégage de ce récit avec des moments de grâce. Ainsi quand la paysanne pique une colère contre Beethoven ou dans certaines séquences où l’on sent une vraie communion entre la jeune fille et le monde qui l’entoure.

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