LES NOUVELLES ERRANCES DE BOULI LANNERS

LES PREMIERS DES DERNIERS, de et avec Bouli Lanners – 1h45

Avec Albert Dupontel, Suzanne Clément, Michael Lonsdale, Max Von Sydow

Sortie : mercredi 27 janvier 2016

Je vote : 3 sur 5

lespremierslesderniers08(1)Quezako ?

Dans une plaine infinie balayée par le vent, Cochise et Gilou, deux inséparables chasseurs de prime, sont à la recherche d’un téléphone volé au contenu sensible. Leur chemin va croiser celui d’Esther et Willy, un couple en cavale. Et si c’était la fin du monde ? Dans cette petite ville perdue où tout le monde échoue, retrouveront-ils ce que la nature humaine a de meilleur ? Ce sont peut-être les derniers hommes, mais ils ne sont pas très différents des premiers…

Et alors ?

S’il y a un « truc » qui plaît à Bouli Lanners cinéaste, c’est l’errance. D’Ultranova aux Géants, ses lespremierslesderniers03héros sont des sortes de clochards toujours à la recherche d’un coin où reprendre souffle.  Une fois de plus, Les Premiers, les derniers suit les traces de deux tueurs à gages qui errent après une forme d’apocalypse dans un décor lugubre de hangars et de champs délaissés. Un scénario qui est né d’une image, comme le confie Bouli Lanners : « Une image, juste une image que j’ai pu voir grâce au train de nuit Toulouse-Paris dans lequel je ne dormais pas. Une espèce de rampe de lancement en béton qui traversait la plaine sur des kilomètres. ( C’est la voie de l’autorail désaffectée depuis 1977 : NDLR ). Je ne savais pas ce que c’était, j’avais l’impression que c’était un aqueduc. J’ai repéré le nom des gares que je traversais, j’y suis retourné. Et voilà. »

Comme l’homme sait tricoter une vraie atmosphère, alternant les plans d’ensemble sur un cadre de monde perdu, et gros plan pour saisir la plus petite des expressions des visages ravinés de ses personnages, toute la première partie du film nous embarque. Et l’univers et l’intrigue – avec ses Les Premiers, Les Derniersdeux paumés et ce téléphone portable, objet de bien des convoitises – sont bien posés et titillent la curiosité du plus blasé des téléspectateurs.

Ensuite, Bouli Lanners a du mal à maintenir le souffle de ce récit sur la vacuité de l’existence jusqu’à son terme. Certes, il y a des interprètes capables de jouer sur le moindre souffle – de l’étonnante Suzanne Clément à un Max Von Sydow qu’on attendait partout sauf là, en passant bien sûr par Albert Dupontel, toujours impeccable dans le jeu de l’inquiétude, surtout quand il n’en fait pas trop – mais cela ne suffit pas à tenir le spectateur en éveil.  Et la tension originale finit par s’étioler nous laissant avec de belles images de fin du monde… et un scénario qui tourne un brin en rond.

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