VINCENT ELBAZ, UN VRAI ESCROC

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JE COMPTE SUR VOUS, de Pascal Elbé – 1h45

Avec Vincent Elbaz, Julie Gayet, Zabou Breitman, Nicole Calfan, Catherine Mouchet

Sortie : mercredi 30 décembre 2015

Je vote : 3 sur 5

Quezako ?

Un homme, un téléphone portable, plusieurs millions d’euros dérobés, une quarantaine d’établissements bernés. Drogué à l’adrénaline que les arnaques lui procurent, Gilbert Perez manipule et trompe ses victimes avec brio en se faisant passer tour à tour pour leur président
puis un agent de la DGSE. Il rêve d’offrir à sa femme Barbara une vie normale, mais insatiable et sans limite, sa folie le mènera à sa perte.

2 raisons d’aller voir ce film ?

Le portrait d’une époque. En racontant le destin singulier de Gilbert Chikli, qui a été condamné à sept ans de prison pour avoir récolté une fortune en se faisant passer pour leur PDG auprès de salariés de plusieurs entreprises, Pascal Elbé – dont c’est le deuxième film inspiré d’un fait divers avec Tête de turc– réussit à ne pas banaliser l’escroc ni en faire une caricature. Il préfère faire de cet homme quelqu’un presque de banal qui rêve de faire plaisir à sa famille et qui a bien du mal à s’intégrer dans un mode productif « classique » comme le montre la séquence de vente par téléphone. Chikli symbolise une époque dominée par la fascination du fric pour le fric, de l’argent facile et de la flambe. Une ère de l’individualisme flamboyant et forcené.

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Un casting solide. Si l’intensité du film retombe un brin à mi-parcours, mais renaît dans un final plutôt bien fagoté, il touche grâce à la prestation sans failles d’un Vincent Elbaz jouant juste de bout en bout et dont le personnage flambe, tout en crevant de trouille et en se servant des autres.  Il souligne : « La folie de Gilbert Perez lui permet de s’émanciper de toutes les barrières, de se laisser aller à ses pulsions. Sa liberté est totale mais le problème est qu’elle est aussi hyper destructrice car il n’a aucune limite dans sa tête. On passe alors assez naturellement du plaisir à la gravité – on paye d’autant plus son rire émotionnellement qu’on ne peut oublier totalement qu’il y a eu des vraies victimes. »

Face à lui, Julie Gayet joue une épouse, issue d’un milieu bourgeois, qui feint de ne pas voir les combines de son mari, sans doute éblouie par l’amour ou par la crainte de découvrir la vérité brutale.  Enfin, il y a le personnage de la flic solide et entêtée que campe avec une grande vérité Zabou Breitman.

Un récit bien mené sur un personnage d’arnaqueur, une sorte d’Arsène Lupin des temps numériques.

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