QUELLE DRÔLE DE DAME

Elle a longtemps attendu le succès. Depuis le tabac de la série télévisée Fais pas ci, fais pas ça, Valérie Bonneton récupère enfin des rôles à son image de drôle de dame. La preuve le 23 avec la fable sociale d’Alexandra Leclère, Le Grand Partage.

Le cinéma, elle l’a découvert à 13 ans quand elle découvre dans une salle de son nord natal, à Aniche, le film Amadeus. Ses parents ne l’ont pas vraiment poussée à suivre le cursus de ses rêves mais elle sent qu’elle a quelques dispositions à faire rire avec ses copines de classe. Un don 294809comique que le cinéma a mis du temps à mettre à son profit. Mais, si le succès est venu assez tard, il est bel et bien là aujourd’hui, et Valérie Bonneton promène une dégaine originale et son débit particulier dans bien des scénarios où elle tire son épingle du jeu même quand l’histoire n’est pas ficelé avec du fil de soie. Ainsi dans Eyjafjalljökull, elle parvenait à ne moins être ridicule malgré des volcans d’injures.

La voilà de retour pour Noël dans une fable sociale chorale – et du beau monde de Karin Viard à Michel Vuillermoz- que la réalisatrice Alexandra Leclère a bien eu du mal à monter : dans l’histoire, un décret d’Etat contraint les plus riches à héberger les plus pauvres, mais les habitants d’un quartier chic de Paris vont tenter toutes les astuces pour y échapper. Propos de la cinéaste : « Avoir un toit sur la tête, ce devrait être un droit. J’en ai marre d’entendre chaque année nos politiques annoncer la réquisition des logements vacants. Et ne pas faire grand-chose… Alors, il y a sept ans, j’ai imaginé un décret l’imposant aux appartements insuffisamment habités. En obligeant les gens à cohabiter avec des inconnus, on courrait forcément au cataclysme social et à la panique générale. »

043359Valérie Bonneton n’a hésité pour s’approprier le rôle pour camper une bobo hypocrite et détestable. Et se livrer à une séquence mémorable de combat à la boule de neiges avec Karin Viard, qui doit beaucoup à leur goût pour l’improvisation. Si elle a surtout joué des scènes en duo avec Michel Vuillermoz, elle souligne que l’atmosphère en plateau n’était pas des plus mélancoliques.  « Quand nous étions réunis avec Karin Viard, Josiane Balasko, Didier Bourdon et Patrick Chesnais, c’était vraiment joyeux . Travailler avec des personnalités aussi singulières permet de découvrir différents univers. Et dans l’histoire, les habitants de 044609l’immeuble représente une petite société. »

Femme de télé, de cinéma mais aussi amoureuse des planches, Valérie Bonneton sera à compter du 15 janvier sur la scène du Théâtre de Paris pour jouer L’Envers du décor, de Florian Zeller. Avec Daniel Auteuil, elle forme un couple dont la vie est bouleversée par l’irruption de la nouvelle fiancée d’un copain. Et puis, on devrait la revoir vite sur le petit écran : la huitième saison de Fais pas ci, fais pas ça a été mise en boite et on y verra l’apparition d’un certain Daniel Cohn-Bendit dans son propre rôle. Le succès a pris son temps mais Valérie Bonneton peut désormais choisir les rôles qui collent à son tempérament. Et à sa verve.

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