ORELSAN PASSE AU CINÉMA

COMMENT C’EST LOIN, d’Orelsan et Christope Offenstein – 1h30

Avec Orelsan, Gringe

Comment-c-est-loin_Photo-HD_15Sortie : mercredi 9 décembre 2015

Je vote : 2 sur 5

Quezako  ?

Orel et Gringe, la trentaine, galèrent à écrire leur premier album de rap.  Truffés de blagues de mauvais goût et de références bizarres, leurs textes évoquent leur quotidien dans une ville moyenne de province. Il y a un hic  : il leur est impossible de terminer une chanson. A l’issue d’une séance houleuse avec leurs producteurs, ils sont au pied du mur  et doivent sortir une chanson digne de ce nom en 24 heures. Leurs vieux démons, la peur de l’échec, les potes envahissants, les problèmes de couple,… viendront se mettre en travers de leur chemin.

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Et alors ?

« Le film est  une comédie « semi-musicale », souligne Orelsan. Avec quelques clins d’œil à la comédie musicale classique même si je la fais évoluer vers un autre genre : je vois cela comme une comédie musicale réaliste et moderne, en intégrant des passages musicaux qui pourraient être des extraits – tantôt d’un film de cinéma actuel, tantôt d‘un clip musical en télé, tantôt d’une vidéo du web. Le film doit rester léger et populaire. » En adaptant son album-concept sorti en 2013, Casseurs Flowters, Orelsan signe un film d’auteur générationnel où il décrit la vie de ces trentenaires qui ont encore un pied -et parfois les deux- dans l’adolescence, multiplient les petits boulots, en passant par la case chômage, et cultivent une certaine mélancolie de vivre que certains noient dans l’alcool, d’autres en visitant les prostituées…

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Pour cette première aventure cinématographique, Orelsan s’est adjoint les services de Christophe Offenstein, chef opérateur attitré de Guillaume Canet. En duo, ils suivent ces deux jeunes qui errent dans une ville de province aussi anonyme qu’une lettre du même nom. Commentaires d’Orelsan : « C’est un film sur cette période où l’on continue à avoir une vie d’étudiant, à sortir du jeudi au dimanche alors que l’on n’est plus étudiant, que l’on a déjà un travail mais auquel on se rend sans entrain. On s’enlise parce que l’on n’a pas fait les choix à
temps, on conserve les réflexes de cette vie passée par facilité. Dans le film, l’un des deux personnages va voir des prostituées, l’autre boit beaucoup. À l’origine, c’est ce qu’ils appelaient des « petits plaisirs » mais c’est devenu une habitude et cela n’a donc plus la même saveur. Mais ils continuent de le faire. »

Ces aventures ne sont pas dénuées d’humour dans les dialogues et les situations. Il y a aussi des personnages savoureux comme le patron de l’hôtel qui est passé à côté de sa vie, joué avec un brin de folie par Paul Minthe.  Et Orelsan et son complice dresse le portrait sympathique d’une génération de baltringues qui pourra aussi paraître un peu long à certains, tant les deux comédiens principaux savent distiller une atmosphère d’ennui et de glande.

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