QUAND LA JUNGLE REND FOU

069187LA VIE PURE, de Jeremy Banster – 1h10

Avec Stany Coppet, Aurelien Recoing, Daniel Duval, Elli Medeiros

Sortie : mercredi 25 novembre 2015

Je vote : 3 sur 5

Quezako ?

En 1949, Raymond Maufrais, un jeune explorateur français part en expédition solitaire dans la forêt amazonienne. Il laisse derrière lui un journal, un carnet de voyages, qui retrace son parcours, ses rencontres et sa recherche d’une Vie Pure. Il laisse aussi derrière lui le mystère de sa propre disparition…

Et alors ?

En signant ici son premier long métrage, Jeremy Banster s’est inspiré d’un voyage à Cayenne lors d’un tournage où il s’était lié d’amitié avec un jeune comédien, Stany Coppet, natif de Guyane et dont le père a offert au cinéaste, Aventures en Guyane,  de Raymond Maufrais. Le récit de l’odyssée dramatique survenue à son fils, disparu en pleine forêt et dont on a retrouvé uniquement un carnet de voyages. De cette lecture et de la fascination pour ce pays est née l’envie de faire ce film dont le tournage fut une vraie aventure comme le note  070281Jeremy Banster : « Les journées étaient à rallonge, nous avions visé le « petit été de mars » pour la clémence de ses précipitations, raté ! Il fallait se mettre en place, répéter, essuyer, ranger, ressortir le matériel, se remettre en place, répéter, tourner, essuyer, sécher, ranger puis… changer de décor et recommencer. Et cela toute la journée… » Et même si le comédien-réalisateur avoue avoir « fait des rencontres extraordinaires et laissé (derrière lui) de très grandes amitiés », l‘équipe a souffert de ces conditions thématiques avec 95 % d’humidité, des crises d’hallucinations dues aux médicaments antipaludéens.. Lui-même a contracté la malaria et Stany Copet, qui campe ce chercheur en quête d’absolu avec ferveur a perdu quelques 17 kilos dans l’aventure.



Le film restitue bien la longue quête de cet homme marqué par les récits d’un père – joué avec beaucoup de finesse et d’émotion par Aurélie Recoing – comptable à l’arsenal de Toulon mais qui rêvait d’être explorateur et vécut ce rêve par substitution grâce à son fils.  Jeremy Banster a parfaitement restitué les états d’âmes de Raymond Maufrais, qui perd petit à petit la raison dans cette jungle qui rend fou et qui refuse de se rendre à l’évidence et de renoncer à une quête quasi mystique. Si le film n’évite pas certaines redites, et si la musique surligne parfois trop le récit, on sent chez le cinéaste une vraie fascination pour cette forêt, ses ambiances, ses sons…  Un film qui permet aussi de revoir une dernière fois un grand comédien, Daniel Duval, décédé quelques mois après le tournage.

L’odyssée de  ce jeune homme qui tente de survivre dans un milieu aussi  hostile que fascinant ne peut laisser personne indifférent.

071218

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