EMMA STONE, NOUVELLE « FEMME » DE WOODY ALLEN

A l’affiche de L’Homme irrationnel, Emma Stone est la nouvelle figure féminine de l’univers de Woody Allen. Un artiste que ces dames ont beaucoup inspiré comme le souligne un livre qui sort en France, Tout ce que vous avez voulu savoir sur Woody Allen.

woody-allenDans L’Homme irrationnel, Woody Allen raconte comment Jill (Emma Stone), une étudiante, tombe amoureuses de son prof de philo, un déprimé (Joaquin Phoenix). Au terme d’une péripétie à découvrir à l’écran le 14 novembre, ledit prof va tuer un homme…  Après un certain nombre d’actrices qui ont marqué son univers – de Diane Keaton à Scarlett Johansson – Emma Stone devient une nouvelle égérie d’un réalisateur qui a pour habitude de s’entourer d’une famille de comédiens comme le souligne fort justement Jason Bailey dans Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Woody Allen (*). L’auteur rapporte ces propos du cinéaste : Quand je connais les gens, j’ai l’impression d’être plus détendu et en confiance ».

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Pour ce film, Emma Stone a découvert un réalisateur pas vraiment causant sur un plateau et qui laisse ses comédiens jouer sans leur prodiguer de conseils. Confidences : « Avant le tournage, Woody ne fait ni lecture, ni répétition. Ce qui me convient parfaitement car, en comédie, on risque d’y perdre la spontanéité essentielle du moment. De toute façon, si vous lui posez une questions sur votre personnage, il vous annonce la couleur franchement : « Je ne parle à aucun de mes comédiens… sauf si je ne peux pas l’éviter ! » Evidemment, ce n’est pas aussi radical. Mais je comprends pourquoi certains, ayant travaillé avec lui, regrettent qu’il ne dirige pas davantage. Simplement, il sait précisément ce qu’il veut. »

Scarlett-Johansson-et-Woody-Allen_portrait_w674Outre le passage en revue de sa riche filmographie, des zooms sur les thèmes, les intrigues, les références, ce livre donne quelques pistes plus globales pour comprendre l’univers d’un artiste capable de passer de la comédie au drame quand il ne les mêle pas dans la même histoire. Un de ses récents grands films, Blue Jasmine, le prouve remarquablement.

Bien sûr, une telle somme sur Woody Allen ne pouvait passer sous silence le thème de prédilection du créateur : son interrogation sur la mort. Une peur qui remonte à l’enfance quand une bayby-sitter l’a enroulé de manière si serré dans une couverture qu’il ne pouvait plus respirer. Même si la mort est parodique dans Guerre et amour, Woody Allen ne parle pas d’elle à la légère. En 2003,  il disait notamment : « En fin de compte, on se fait avoir par la mort. La mort est omniprésente, c’est une compagne constante sous une forme ou une autre, que ce soit sur un champ de bataille ou dans une tentative de suicide, dans les duels ou parce qu’on a une déception amoureuse. L’amour est futile. »

En résumé, un volume qui donnera du grain à moudre aux aficionados de Woody.

(*) Ed. Carpentier

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