« BLADE RUNNER » DE RETOUR

La sortie le 14 octobre de Blade Runner en version restaurée précède de peu celle du nouveau film de Ridley Scott, Seul sur Mars (le 21 octobre). L’occasion de vérifier la passion ancienne du cinéaste pour la science-fiction qu’il a si bien servie.

18816844Depuis son deuxième film Alien, le huitième passager en 1979, on sait combien Ridley Scott est un aficionado éclaire de la science-fiction. En 1982, en adaptant un classique de Philip K. Dick – le romancier verra un montage de vingt minutes peu de temps avant de mourir d’une crise cardiaque- Ridley Scott signe une œuvre foisonnante à l’image comme le montre cette version très bien restaurée et qui restitue parfaitement l’univers et les couleurs sombres d’une 18902209aventure sombre. On connaît le pitch : à la fin du 20ème siècle, des milliers d’hommes et de femmes partent à la conquête de l’espace, fuyant les mégalopoles devenues insalubres. Sur les colonies, une nouvelle race d’esclaves voit le jour : les répliquants, des androïdes que rien ne peut distinguer de l’être humain. Los Angeles, 2019. Après avoir massacré un équipage et pris le contrôle d’un vaisseau, les répliquants de type Nexus 6, le modèle le plus perfectionné, sont désormais déclarés « hors la loi ». Quatre d’entre eux parviennent cependant à s’échapper et à s’introduire dans Los Angeles. Un agent d’une unité spéciale, un blade-runner, est chargé de les éliminer. Le clou de ce duel, on s’en souvient, c’est la lutte titanesque entre Harrison Ford et Rutger Hauer, le méchant à la tignasse peroxydée. 18902216Avec la version restaurée, portée par la magnifique bande originale de Vangelis, on replonge dans cette mégalopole inquiétante – la séquence d’ouverture nocturne dans un décor de béton éclairé par des torchères – fouettée en permanence par la pluie et qui semble un navire en perdition dans la tempête. On sait que Ridley Scott porta un soin quasi maniaque au moindre détail pour créer cette ville de 2019, qui a des allures d’un Osaka futuriste avec ses rues grouillantes, surmontées de gigantesques panneaux publicitaires anonymes. On sent aussi dans ces plans de ville l’influence d’un Mœbius qui a été graphiste sur Alien.

Et un des moments que la nouvelle version met bien en évidence, c’est la séquence dans l’appartement des automates en forme de cabinet des curiosités avec un des morceaux de bravoure des combats quand le « blade runner » affronte une des dernières repliquants aussi félines que redoutable guerrière. Visuellement, ce Blade Runner n’a pas pris une ride. Pour la petite histoire, en  2004,  soixante scientifiques sondés par le quotidien anglais The Guardian l’ont élu comme le meilleur film de de science fiction de tous les temps; juste devant 2001 : l’odyssée de l’espace.

Fidèle à la science-fiction, Ridley Scott y revient avec Seul sur Mars, sur les écrans le 21 octobre.Non dénuée d’humour, l’histoire est celle d’une patiente survie. Campant un astronaute qui est laissé pour mort par ses équipiers sur Mars, Matt Damon  s’aperçoit, quand il revient à lui,  que les premiers secours ont besoin de quatre ans pour venir le sauver. Lors du départ pour l’espace du vaisseau spatial Orion, de la NASA, le réalisateur a joint un dessin de sa main, accompagné de la première page du scénario de Drew Goddard.

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