LA PETITE FILLE VICTIME DE SON NOM…

ANINA ET PAPAANINA, dAlfredo Sordeguit – 1h18

Dessin animé

ECOLE ARBRE ANINA FLORENCIASortie : mercredi 30 septembre 2015

Je vote : 4 sur 5

Quezako ?

Anina Yatay Salas est une petite fille qui n’aime pas son nom car c’est un palindrome – on peut le lire à l’envers comme à l’endroit – et fait d’elle la risée de ses camarades. Un jour, suite à une bagarre dans la cour d’école, Anina et son ennemie Gisèle sont convoquées par la directrice qui leur remet comme étrange punition, une enveloppe scellée qu’elles ne devront pas ouvrir avant sept jours. Anina avec son imagination débordante, fera tout pour deviner le contenu de l’enveloppe mystérieuse…

Ce qui touche dans ce dessin animé ?

Pour adapter ce  célèbre roman uruguayen de Sergio López Suárez, Alfredo Soderguit a fait un splendide travail visuel en travaillant notamment sur des dessins à la main qui ont été ensuite numérisés et coloriés en utilisant un mélange de photographie, de peinture numérique et de textures composées à la main. Le résultat est un univers visuellement dense qui joue sur une infinité de camaïeux de couleurs qui rapproche le film de la bande dessinée traditionnelle et offre une indéniable atmosphère. De Fritz Lang à l’univers d’un Miyazaki, on sent les influences du cinéaste sans que cela tourne à l’hommage plat.L’histoire est aussi une manière d’aborder  la question de l’éducation et de la manière d’enseigner. Le cinéaste souligne d’ailleurs : « L’éducation est un sujet sensible en Uruguay, où les vieilles institutions ont des problèmes aujourd’hui. Les enseignants et leurs méthodes sont au cœur d’une grande réflexion. Le film propose un point de vue très simple qui s’oppose à l’autoritarisme. »

DEFILE FANTOMESi le personnage de la vieille voisine Pocha est une enseignante retraitée qui renvoie à la période noire de la dictature de 1973 à 1985, que la maîtresse Agueda est, elle-aussi, héritière de ces idées archaïques, cela ne donne que plus de relief à la révolte d’Anina et à ses rêves un brin surréalistes.

Vu à travers le prisme du regard d’une enfant de 10 ans, cette histoire intemporelle dans les détails de la vie quotidienne offre une réflexion assez subtile et belle sur l’éducation et a de quoi réunir parents et enfants devant un joyau d’animation.

 

 

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